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Les parasites intestinaux

À l’été, les vers intestinaux que l’on rencontre le plus fréquemment chez les chiens sont les ascaris (Toxocara), les ankylostomes (Ancylostoma), trichures (Trichuris) et ténia (Taenia, Dipylidium). Ces vers ont tendance à se retrouver dans les selles qui ne sont pas ramassées et restent dormants dans l’herbe, permettant aux œufs de se développer. Les signes cliniques les plus courants sont des selles molles, de la diarrhée et des vomissements. Dans certains cas, les vers peuvent être vus à l’œil nu. Dans les cas plus graves présentant de grandes infestations, les vers peuvent former une embolie et provoquer un blocage intestinal. Cependant, il est possible que votre chien ne présente aucun signe clinique et excrète quand même des œufs de parasites.dog-410948_960_720

Les vers intestinaux les plus courants pour les chats sont les ascaris (Toxocara) et le ténia (Taenia, Dipylidium). Les chats qui sont les plus susceptibles d’être affectés sont ceux qui vont à l’extérieur et qui aiment bien la chasse (souris, oiseaux, écureuils, etc.). Cependant, tous les chats qui vont à l’extérieur, même pour une courte période de temps, peuvent être exposés à ces vers. Les signes cliniques les plus courants sont des selles molles, de la diarrhée, parfois des vomissements. Dans certains cas, les vers peuvent être également vus à l’œil nu. Le ténia peut parfois être vu autour de l’anus, il ressemble à de petits grains de riz.

Les vétérinaires de la Clinique Vétérinaire Lachine recommandent une prévention mensuelle pour les vers intestinaux pour tous les animaux allant à l’extérieur, minimalement d’avril à novembre. Cette prévention se présente sous forme de comprimé, ou sous forme liquide à appliquer sur la peau. Dans certains cas, deux médications préventives doivent être combinées. Malheureusement, le médicament universel qui élimine tous les parasites n’existe pas. C’est pourquoi il est recommandé de tester les selles de votre animal régulièrement. Quatre fois la première année de vie, puis deux fois par an par la suite.

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.
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Le réveil de la nature…et des parasites (Mise à jour)

Il n'y a pas que le réveil des fleurs au printemps ... les parasites aussi.

Il n’y a pas que le réveil des fleurs au printemps … les parasites aussi.

Croyez-le ou non, mais le printemps arrive cette semaine ! Nous sommes tous d’accord pour dire : ENFIN ! Malheureusement, lors du réveil de la nature, tout se réveille. Nos animaux de compagnies bénéficient d’un temps d’arrêt pendant l’hiver. Pas de puces, pas de tiques, pas de vers du coeur, moins de parasites intestinaux. Le fait de mettre la nature au neutre pendant quatre mois a du bon. Maintenant que le beau temps est à nos portes, c’est une autre paire de manches.

Votre animal va-t-il à l’extérieur ?

Un organisme américain de renom, le Companion Animal Parasite Council (CAPC), a émis une liste de recommandations visant à promouvoir le contrôle optimal des parasites internes et externes, qui mettent en danger la santé des gens et des animaux de compagnie. En effet, certains parasites pouvant affecter nos animaux peuvent aussi toucher les bipèdes que nous sommes. Si votre animal est exclusivement un animal d’intérieur et qu’il a été déclaré libre de tous parasites par votre vétérinaire, vous ne devriez pas vous inquiéter outre mesure des parasites. Mais s’il va dehors, ne serait-ce que quelques minutes et exclusivement dans votre cour, cette chronique vous concerne pleinement.

Parasites intestinaux

Pour ce qui est de la prévention des parasites intestinaux, CAPC recommande de traiter de façon préventive mensuellement et à l’année, nos animaux de compagnie. Il est clair qu’au Québec, en hiver, la présence de puces et de ver du coeur est presque nulle. Cependant, étant donné que malheureusement ce ne sont pas tous les propriétaires de chiens qui ramassent les selles de leurs chiens, il est toujours possible que votre chien (principalement) se contamine. Par ailleurs, si votre chat va à l’extérieur et continue de chasser même l’hiver, il est à risque de se contaminer à l’année.

Étant donné que le médicament universel qui éliminerait tous les parasites n’existe pas, CAPC recommande aussi de faire analyser les selles de votre animal régulièrement. Quatre fois la première année de vie, puis une à deux fois par année les années subséquentes.

Ver du cœur

Les trois régions endémiques pour cette maladie au Canada sont le Manitoba, le sud de l’Ontario et le sud du Québec. Bien que l’incidence de la maladie ne soit pas dramatique, une étude récente du Dr Slocombe de l’Université de Guelph a démontré qu’elle avait doublé depuis 2002.

Durant la belle saison, les moustiques peuvent transmettre aux chiens et aux chats les larves du ver du cœur. Cette maladie, la dirofilariose cardio-vasculaire, peut avoir de très graves conséquences pour la santé de votre animal favori. La meilleure façon de faire face à cette maladie est encore la prévention.

Bien que la maladie ne soit pas toujours mortelle, son traitement est très couteux et des risques d’effets secondaires majeurs sont possibles. Vaut mieux que nos chiens, chats et furets en soient exempts.

Après avoir effectué un test sanguin, les vétérinaires prescriront à votre animal un médicament préventif adapté à ses besoins, qui le gardera à l’abri de la dirofilariose. Il existe une variété de produits offerts sur le marché. Certains de ces produits ont le mérite de prévenir les parasites intestinaux les plus communs, le ver du coeur et les puces. Trois en un. On ne pourrait imaginer mieux.

Tiques

La tique responsable de la transmission de la maladie de Lyme (et d’autres maladies) est maintenant présente au Québec et de plus en plus de chiens et de chats sont admis en consultation à cause des tiques.

La tique se nourrit du sang de ses victimes (mammifères, oiseaux, reptiles…). La tique pique sa victime et y reste accrochée longtemps. Particulièrement les femelles qui ont besoin de beaucoup de sang pour pouvoir pondre jusqu’à 3,000 oeufs. Les parties buccales qui sont insérées dans la peau de la victime y retiennent fermement l’acarien, qui ne risque pas de tomber facilement.

Il existe maintenant des nouveaux comprimés sécuritaires qui préviennent les infestations de tiques et de puces chez les chiens. Si jamais vous vivez dans un environnement où les tiques sont présentes nous vous recommandons fortement de les administrer à votre chien pendant la saison des tiques, c’est à dire de juin jusqu’à la fin novembre. Mais soyez prudents! Des produits à base de perméthrine (appliqués sur  la peau), qui sont toujours en vente, sont très toxiques pour les chats et ne devraient pas être utilisés chez ces animaux ou dans une maison où chiens et chats cohabitent. Ce n’est pas le cas pour les nouveaux produits anti-tiques et puces oraux.

La maladie de Lyme étant en pleine progression au Québec, les vétérinaires de la Clinique Vétérinaire Lachine vous recommandent de faire faire un test de dépistage à votre chien pour cette maladie. Cela peut être fait lors du test de dépistage du ver du cœur.

Puces

Ce qui nous amène à vous parler des puces. Tous les animaux qui vont à l’extérieur devraient recevoir mensuellement, un médicament visant à prévenir les infestations de puces. Nos animaux attrapent des puces en fréquentant des endroits qui sont contaminés par des oeufs de puces. Votre cour, sous votre balcon… Bref, n’importe quel endroit où pourrait aller un chat errant, une moufette ou un raton laveur, peut être contaminé par des oeufs de puces. En plus d’être une nuisance majeure, les puces peuvent transmettre à vos animaux, principalement aux chats, le fameux ver solitaire…

En conclusion, les vétérinaires de la clinique vétérinaire Lachine recommandent de traiter vos  chiens de façon préventive contre le ver du coeur, les parasites intestinaux et les puces et les tiques vos chiens et vos chats d’extérieur contre le ver du coeur, les puces, et les parasites intestinaux au moins une fois par mois du mois de juin au mois de novembre inclusivement.

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

Le ver du coeur

Durant la belle saison, les moustiques peuvent transmettre aux chiens et aux chats les larves du ver du coeur. Cette maladie, la dirofilariose cardio-vasculaire, peut avoir de très graves conséquences pour la santé de votre animal favori.

La dirofilariose, est causée par un parasite appelé Dirofilaria immitis. Contrairement aux vers classiques (intestinaux), ces vers vivent dans le coeur et dans les vaisseaux sanguins adjacents. Leur présence dans les vaisseaux sanguins cause une faiblesse cardio-vasculaire, une diminution de la capacité pulmonaire et éventuellement, la mort. La dirofilariose atteint principalement les chiens et les canidés sauvages, mais elle peut parfois toucher les chats, les félidés sauvages, les furets et les mammifères marins.

Les vers du coeur sont transmis d’un animal à un autre par plus de 70 espèces de moustiques.

Les vers du coeur sont transmis d’un animal à un autre par plus de 70 espèces de moustiques.

Les vers du coeur sont transmis d’un animal à un autre par plus de 70 espèces de moustiques. Quand un moustique suce le sang d’un chien ou d’un chat infesté, il aspire de petits vers appelés microfilaires. Une fois dans l’organisme du moustique, les microfilaires deviennent des larves. Plus tard, quand ce moustique pique une autre victime, il injecte les larves dans le sang du chien ou du chat, qui s’infeste à son tour.

Les larves prennent de six mois et demi à sept mois pour arriver à maturité et pour commencer à produire des milliers de microfilaires dans le système circulatoire de son hôte. Les vers adultes finissent par se loger dans le coeur droit et dans les artères pulmonaires, tandis que les microfilaires circulent dans tout le système sanguin.

Tous ces vers présents dans les vaisseaux sanguins finissent par augmenter le travail du cœur, par restreindre l’apport sanguin vers les poumons, les reins et le foie, et par causer la défaillance de multiples organes. Au début, l’animal atteint présente une toux chronique et une tolérance moindre à l’exercice; viennent ensuite la perte subite de conscience et la mort.

Les chats atteints de cette maladie peuvent présenter des signes similaires à ceux de l’asthme félin.

Une fois infesté, l’animal peut facilement devenir une source d’infestation pour tout le voisinage. Parfois, un chien ou un chat peut être infesté sans manifester de symptômes et, quand les symptômes se manifestent, la maladie est déjà très avancée.

La meilleure façon de faire face à cette maladie est la prévention. Chez les chiens, après avoir effectué un test sanguin, votre vétérinaire lui prescrira un médicament préventif adapté à ses besoins, qui le gardera à l’abri de la dirofilariose. En plus de la protection contre le ver du coeur, plusieurs médicaments offrent une protection contre les puces et les principaux parasites intestinaux. Il est malheureusement très difficile de diagnostiquer la maladie chez le chat. Il est donc recommandé d’administrer une médication préventive mensuelle à son minou, sans test préalable.

L’administration de la médication préventive commence généralement le premier juin et se termine le 1er novembre. Des variations sont possibles selon la région du Canada où vous habitez. Parlez-en à votre vétérinaire.

En terminant, un mot sur la composante santé publique de la maladie. Selon le Companion animal parasite council (CAPC) plus d’une centaine de cas de dirofilariose pulmonaire humaine ont été rapportés depuis 50 ans aux États-Unis. Aucune statistique pour le Canada. Selon le Dr Alain Villeneuve, parasitologue au Centre hospitalier universitaire vétérinaire de Saint-Hyacinthe les chiffres réels d’infection humaine sont probablement plus élevés.
Le risque d’atteinte humaine, aussi faible soit il est réellement présent. Comment faire pour diminuer ce risque encore plus? Une première solution facile est d’utiliser des répulsifs à moustiques et ainsi éviter de se faire piquer. Pour les propriétaires d’animaux de compagnie, une seconde solution simple est de s’assurer que ses compagnons ne peuvent devenir des agents de contamination humaine en leur donnant une médication préventive mensuelle.