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SOINS DENTAIRES CHEZ LE LAPIN

Tout comme beaucoup d’enfants, votre lapin a-t-il besoin de soins orthodontiques? Aussi curieux que cela puisse sembler, la malocclusion dentaire chez le lapin, c’est un problème important et qui est souvent sous-diagnostiqué.

La mauvaise apposition des dents  est une des principales causes de la perte d’appétit chez le lapin.

Les origines de la malocclusion sont multiples.  On parle principalement de causes génétiques, de traumas et d’abcès dentaires. animal-1846462_960_720

La diète des lapins est très abrasive, ce qui a pour effet  d’user les dents lors de la mastication.   Afin de compenser cette usure, les dents des lapins et des herbivores poussent continuellement.  Les molaires sont alignées de telle sorte que les surfaces d’usure sont plates avec des rebords tranchants, ce qui permet une mastication efficace de la nourriture fibreuse. Les dents doivent être apposées correctement pour permettre une usure égale au niveau maxillaire et au niveau mandibulaire.

Les lapins atteints de malocclusion présentent généralement une salivation excessive, de l’anorexie et une perte de poids. L’anorexie est fréquemment progressive.  L’animal cesse tout d’abord de manger sa moulée, puis son foin, puis finalement ses légumes verts.  Souvent, l’animal semble intéressé par sa nourriture.  Il va même jusqu’à mettre de la nourriture dans sa gueule, pour la laisser tomber peu de temps après.  Les propriétaires mentionnent souvent que ces lapins grincent des dents.

La perte d’appétit doit être adressée rapidement chez le lapin, parce que si elle persiste trop longtemps, elle peut entraîner le décès de l’animal.

Pour établir un diagnostic précis, votre vétérinaire va souvent devoir endormir votre lapin, particulièrement si sa gueule est pleine de salive et qu’un problème au niveau des dents arrière est soupçonné.

Selon le type de problème, son origine et sa localisation, des traitements seront suggérés.  Certains cas avancés peuvent parfois être soulagés, mais ne peuvent être guéris de façon permanente.  Certains lapins nécessiteront des visites régulières chez leur vétérinaire.

Alors la meilleure solution, c’est la prévention.  Offrez une nourriture riche en fibre contenant une bonne quantité de foin, idéalement de mil ainsi que des légumes verts en feuille de bonne qualité.

Lorsque c’est possible, faites l’acquisition du lapin chez un éleveur qui est réputé pour produire des animaux exempts de malocclusion.  Et finalement, à la suite de l’achat du lapin, faites-le examiner immédiatement par votre vétérinaire afin de vous assurer qu’il soit exempt d’anomalies congénitales et d’infection.

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

Récompenser ou punir? Les vétérinaires de Lachine vous expliquent

L’éducation selon les vétérinaires de Lachine.

Nous sommes toujours surpris qu’en 2014, encore beaucoup de propriétaires d’animaux de compagnie punissent rapidement leurs animaux, et hésitent à les récompenser.

 Il est même prouvé que lors de l’entraînement d’un chien, d’un chat ou d’un oiseau, les récompenses sont beaucoup plus efficaces que les punitions.

Il est même prouvé que lors de l’entraînement d’un chien, d’un chat ou d’un oiseau, les récompenses sont beaucoup plus efficaces que les punitions.

Comme si le fait de les récompenser était pour « gâter » l’animal, un peu comme on gâte un enfant… Il n’en est rien! Il est même prouvé que lors de l’entraînement d’un chien, d’un chat ou d’un oiseau, les récompenses sont beaucoup plus efficaces que les punitions. Il est vrai que plusieurs s’interrogent sur le type de récompense à donner : caresses ou friandises, mais tous s’accordent pour dire qu’il ne faut pas hésiter à récompenser son animal.

Les vétérinaires de Lachine vous posent la question suivante : lors de l’apprentissage, est-il possible de bien punir son animal? Si jamais vous n’êtes pas certain de bien punir, il est mieux de ne pas le faire, et de se contenter de récompenser les comportements positifs.

La synchronisation est aussi primordiale pour la récompense que pour la punition. Voici un exemple. Supposons que vous avez un nouveau chiot et que vous l’entraînez à la propreté. Vous sortez avec lui à l’extérieur, vous lui dites de faire ses besoins et par pur hasard il s’exécute. C’est à ce moment-là qu’il doit être récompensé : bon chien, une caresse ou une friandise, ou encore mieux les trois! L’animal doit associer le fait de faire ses besoins, ou tout autre comportement désiré, avec le renforcement positif de la récompense. Par contre si votre chiot a fait un petit besoin dans la maison et que vous ne l’avez pas pris sur le fait, ignorez l’incident tout simplement. Pour avoir du succès, il doit être surpris, et non terrorisé, sur le fait. L’intensité doit être adéquate sans exagération. Les vétérinaires de Lachine remarquent que très peu de gens utilisent la correction de façon appropriée. Toute punition doit être effectuée uniquement si l’on peut surprendre l’animal sur le fait au début du comportement (premières 30 secondes du début de la séquence du comportement). On doit faire un bruit qui va le surprendre et l’interrompre. Toute punition effectuée plus tard, enseigne à l’animal à se cacher pour effectuer le comportement en question. Le bruit doit interrompre le comportement sans le terrifier, ce qui pourrait le rendre craintif. Lorsque c’est possible, faites un bruit qui va le surprendre sans qu’il sache d’où il vient.

Si vous ne pouvez surprendre l’animal chaque fois qu’il commet son comportement indésirable, la punition ne fonctionnera pas. Les vétérinaires de Lachine vont vous donner un autre exemple pour illustrer leur propos. On nous a déjà collé des contraventions pour excès de vitesse. Donc, on nous a punis pour avoir eu un comportement déviant. Cependant, nous devons avouer bien honteusement qu’il nous arrive encore de dépasser la vitesse limite permise quand nous conduisons. Pourquoi? Tout simplement parce que nous ne nous faisons pas épingler à chaque fois. Si nous étions punis toutes les fois où nous dépassions la limite de vitesse permise, il est fort à parier que nous conduirions beaucoup plus prudemment… Alors, lors de l’entraînement de vos animaux de compagnie, utilisez principalement le renforcement positif : récompensez les comportements désirés et ignorez les comportements indésirables.

En passant, lors de l’entraînement, les vétérinaires de Lachine vous expliquent qu’il existe une technique toute simple pour utiliser les récompenses avec succès et pour ne pas en devenir esclave. C’est d’ailleurs le principal argument des gens qui sont contre les récompenses. La règle d’or est qu’en début d’apprentissage, on donne une récompense (ça peut être une caresse, mais nous préférons une petite friandise santé qui est particulièrement aimée par l’animal) chaque fois que l’animal fait le comportement désiré. Assis reste, etc. Une fois que l’animal a bien compris le commandement, on commence à donner les récompenses de façon aléatoire (une fois sur deux, deux fois sur 3, une fois sur quatre…) puis à la longue, on cesse de donner la récompense.

Vous voyez, c’est simple. Mais si vous avez besoin de plus de conseils, n’hésitez pas à en jaser avec les vétérinaires de Lachine! Alors propriétaires d’animaux de compagnie : punissez peu et récompensez bien!

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

L’abandon des animaux de compagnie vu par les vétérinaires de Lachine

Les vétérinaires de Lachine discutent du phénomène d’abandon estival au Québec. 

C’est bien connu, le vrai sport national des Québécois n’est pas le hockey. C’est le déménagement. Bref dans deux semaines, tous les camions du Québec seront réquisitionnés pour la corvée annuelle. En ce qui concerne Montréal, avec tous les chantiers qui obstruent déjà les rues et qui font rager les automobilistes, motocyclistes et cyclistes, le premier juillet est une journée à oublier. Les camions garés en double un peu partout ne vont pas améliorer la situation. Heureusement, le gros des déménagements se fait le 1er juillet, qui est férié.

Ce qui nous fait peur, c'est qu'à l'occasion des déménagements, des centaines d'animaux de compagnie sont abandonnés par leurs maîtres.

Ce qui nous fait peur, c’est qu’à l’occasion des déménagements, des centaines d’animaux de compagnie sont abandonnés par leurs maîtres.

La raison pour laquelle les vétérinaires de Lachine appréhendent le premier juillet, ce n’est pas parce que nous craignons d’être pris dans un embouteillage. Nous y sommes habitués. Ce qui nous fait peur, c’est qu’à l’occasion des déménagements, des centaines d’animaux de compagnie sont abandonnés par leurs maîtres. C’est terrible.

Selon des statistiques récemment publiées, près de 45 % des ménages québécois possèdent un animal de compagnie, mais en moyenne, ils ne le gardent que deux ans…

Les vétérinaires de Lachine le savent et on nous le rappelle régulièrement par les organismes de protection des animaux. Chaque année, des milliers d’animaux de compagnie sont abandonnés. Cependant, lors des déménagements et à l’approche des vacances, la situation dégénère.

Pour beaucoup de gens qui n’avaient pas pensé à ça avant de faire l’acquisition d’un animal de compagnie, ces deux périodes posent souvent problème.

Par ailleurs, avec la crise du logement qui sévit au Québec, les propriétaires deviennent de plus en plus difficiles et acceptent de moins en moins les locataires qui ont un animal.

Le résultat, c’est que beaucoup d’animaux sont abandonnés, souvent mis à la rue sans autre procès, ou sont envoyés en refuge où la plupart du temps ils finiront euthanasiés.

Comment éviter une telle hécatombe?

Les vétérinaires de Lachine vous suggère de prendre quelques précautions avant même d’acheter un animal.  Par exemple, trouvez une solution de gardiennage en vue de vos absences. Il existe plusieurs solutions : pension spécialisées, animalerie, aux vétérinaires de Lachine, la famille, des amis. Plusieurs hôtels acceptent même les chiens. Il suffit de chercher.

Si par malheur vous devez absolument déménager dans un logis où les animaux sont interdits, deux solutions s’offrent à vous. La société québécoise pour la défense des animaux (SQDA), suggère de proposer au propriétaire de verser un dépôt de sécurité. De cette façon-là, le futur propriétaire s’assurera qu’en cas de dommage causé par l’animal à la propriété, il sera dédommagé.

Si les négociations échouent, vous vous devez de trouver une famille d’accueil pour votre animal. Les animaux s’adaptent très bien aux nouvelles familles. L’euthanasie n’est pas une solution. Et comme la plupart des animaux qui se retrouvent en refuge finissent euthanasiés, l’abandon dans les différents refuges du Québec n’est pas non plus une solution. Il fallait y penser avant. Il s’agit de notre animal, de notre responsabilité.

Que penser des gens qui ne se donnent même pas la peine d’aller porter leur animal au refuge et qui décident de les abandonner dans la rue? Ça nous révolte. Il y a de cela quelques années, une de nos clientes qui emménageait dans son nouvel appartement y a trouvé une boîte qui contenait des chatons affamés.

Et malheureusement, les animaux abandonnés sont rarement stérilisés, et ils contribuent à aggraver le problème de la surpopulation d’animaux errants.

Les vétérinaires de Lachine vous invitent à la responsabilité et au civisme. Ne laissez pas une si belle saison, devenir le cauchemar d’innocents animaux.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

Soins dentaires à la maison: Deuxième partie

La semaine dernière nous avons commencé à vous parler de soins dentaires chez les carnivores de compagnie, c’est à dire, les chiens , les chats et les furets. Nous avons vu que la diète et le brossage de dents étaient très importants pour que nos animaux conservent une santé dentaire idéale.

Le brossage de dents est une excellente habitude à adopter.

Le brossage de dents est une excellente habitude à adopter.

Nous vous avons parlé de dentifrices enzymatiques. Mais il existe d’autres types de produits qui peuvent aussi être utilisés. Des dentifrices et solutions de rinçage à base de chlorhexidine sont assez populaires. La chlorhexidine est un des meilleurs antiseptiques oraux qui existe. En plus d’être bactéricide, il a un effet rémanent d’au moins quatre heures dans la gueule de l’animal. Certains produits à base de chlorhexidine ressemblent littéralement à nos propres rince-bouches et lorsqu’ils sont dotés d’un parfum (ex. : menthe), ils donnent une haleine « Dentyne » à nos petits compagnons. Un bémol. Les chats ont tendance à détester les solutions aromatisées. Si ce produit est si bon pour nos animaux, pourquoi ne l’utilise-t-on pas régulièrement pour nous? Question d’esthétisme. Avec le temps, ce produit a tendance à faire brunir les dents. Pour un animal qui a une espérance de vie moyenne de, disons 18 ans, ça n’a pas d’importance. Mais pour des Canadiens qui ont une espérance de vie de plus de 75 ans, c’est une autre paire de manches.

Pour les chats, un de nos produits préférés est un gel à base de zinc et de vitamine C. Le produit est très efficace pour combattre la gingivite et la plaque. Mais en plus, les chats ne détestent pas son goût, ce qui est un atout primordial pour une utilisation régulière.

Pour les dentifrices à essence de volaille, boeuf ou malt, nous mentionnions que vous deviez habituer votre animal au goût avant même de commencer à l’appliquer sur ses dents. Avec les produits à base de chlorhexidine, la technique est un peu différente. Vous aurez besoin d’une friandise santé que votre animal aime beaucoup. On commence par donner une friandise. Par la suite, on applique la solution sur les gencives de l’animal avec son doigt. On termine avec une autre friandise. Une fois votre animal habitué, on commence à appliquer la solution avec une brosse à dents.

En passant, c’est en utilisant cette technique de conditionnement positif qu’une de nos clientes a habitué ses trois Bergers de Shetland à se faire brosser les dents avec une brosse à dents électrique. Croyez-nous, les résultats sont spectaculaires!

Nos lapins, chinchillas et cochons d’Inde ont aussi besoin de soins dentaires. Ces soins sont complètement différents de ceux qui sont prodigués à nos carnivores de compagnie. En effet, étant donné que les dents de ces animaux poussent de façon continue, il n’est pas utile de leur brosser les dents. En fait, même si leurs dents ne poussaient pas ad vitam aeternam, il serait très difficile de leur brosser les dents, particulièrement celles d’en arrière.

Chez ces espèces, les problèmes dentaires ne sont pas associés à la formation de tartre et de gingivite, mais plutôt à l’usure inégale des dents. Plusieurs facteurs expliquent cette anomalie, mais la principale est l’alimentation. En nature, les rongeurs et le lapin usent leurs dents en broyant de la nourriture très fibreuse et très dure. Au Canada (et partout dans le monde…), la principale nourriture qui leur est offerte est composée de granulés. Ces granulés sont en fait du foin de différents types, passés au Robot culinaire industriel et transformés en granulés. La fibre de ces granulés ne permet pas une usure aussi efficace des dents que le foin originel dont il est issu. D’ailleurs, beaucoup de lapins avalent la moulée sans même la mastiquer convenablement ce qui peut aussi mener à des impactions de l’estomac. Alors la solution est simple. Donnez peu de moulée (1/4 tasse par jour pour un lapin de deux kilos) et offrez un foin de bonne qualité, tel le foin de mil, à volonté. Ça ne règlera pas tous leurs problèmes dentaires, mais ça aidera beaucoup à les diminuer.

Soins dentaires à la maison: Première partie

Parlons dents! Pour les vétérinaires de la clinique vétérinaire Lachine, les soins bucco-dentaires sont très important. Devons-nous rappeler l’importance de la parodontite (inflammation des gencives, présence de tartre, déchaussement des racines…) chez les chiens chats et furets? 80 % des chiens et 85 % des chats de plus de quatre ans souffrent de cette maladie. Par ailleurs, une grande proportion des cas d’anorexie chez les lapins et les cochons d’Inde est causée par des problèmes dentaires. Cette semaine, première partie des soins dentaires préventifs chez les animaux de compagnie. Comment faire pour ne pas avoir à faire nettoyer les dents de son chien, son chat ou son furet par son vétérinaire?

Il existe plusieurs façons de prévenir l’apparition de la parodontite chez les carnivores. L’alimentation est probablement la plus simple. Certaines diètes diminuent significativement l’apparition de tartre et de la gingivite. Comme vous l’aurez deviné, toutes ces diètes se présentent sous la forme sèche. Selon la compagnie de nourriture, les croquettes offriront soit des textures qui favorisent un certain brossage des dents lors de la mastication, soit contiendront des produits qui aident à prévenir l’adhérence des éléments précurseurs du tartre sur les dents.dogs-49324_960_720

Solution idéale? Pas nécessairement. Premièrement, ces diètes ne sont pas indiquées pour le furet. En fait, aucune diète à furet ne réduit la formation de tartre de façon significative. Deuxièmement, le type de mastication influence énormément l’efficacité de ces diètes dentaire. Plusieurs chiens et chats avalent leur nourriture, sans même la mastiquer. Chez ces animaux, les diètes dentaires sont inefficaces.

Par ailleurs, selon notre expérience, nous pouvons vous dire que ces diètes dentaires sont plus efficaces chez le chat que chez le chien. Probablement à cause du type de mastication effectué par les chats. Lors d’examens dentaires chez des chats de plus de huit ans qui sont nourris avec une diète dentaire, il n’est pas rare qu’aucun tartre ne soit noté.

En passant, il existe un mythe qui dit que peu importe la sorte de nourriture, pourvu qu’elle soit sèche, elle prévient la formation de tartre. C’est faux. Les diètes sèches qui ne sont pas spécifiquement fabriquées pour prévenir la parodontite ont très peu d’influence sur son apparition.

Mis à part la diète, il existe plusieurs alternatives pour aider à diminuer ou retarder l’apparition de tartre.

La plus importante est certainement le brossage quotidien des dents. Ça se fait. Il y a des façons de procéder afin d’éviter le découragement du maître et de l’animal.

Il existe plusieurs types de dentifrices pour animaux de compagnie. Ne prenez pas le vôtre! Il faut utiliser principalement des dentifrices enzymatiques. Lorsqu’ils sont appliqués sur les dents, ils libèrent des enzymes germicides, qui empêchent les bactéries de former la plaque.

Avant de commencer à brosser les dents de  votre animal, il faut l’habituer au goût d’un dentifrice. Il existe plusieurs saveurs comme saveur de malt, de boeuf ou de poulet. Une fois accro à cette « gâterie », vous pouvez commencer a appliquer le dentifrice sur les dents. Lorsque votre animal s’est  habitué à cette manipulation, vous pouvez commencer à utiliser une petite brosse en caoutchouc. Ça ressemble à un dé à coudre, mais en caoutchouc, et doté d’une petite brosse à son extrémité. Ou encore une petite brosse plus traditionnelle.

Donc, récapitulons :

Habituer l’animal au goût du dentifrice : idéalement le plus jeune possible, mais cela peut aussi être fait à n’importe quel âge pourvu que l’on soit patient et que l’on trouve la saveur de dentifrice dont raffole votre animal.

L’habituer à se faire appliquer le dentifrice sur ses dents et gencives.

Une fois cette étape traversée la routine quotidienne :

  • Récompenser l’animal avec une gâterie
  • Brossage des dents
  • Récompenser l’animal avec une gâterie

La semaine prochaine, nous terminerons les soins préventifs chez les carnivores de compagnie et nous aborderons aussi la prévention des problèmes dentaires chez le lapin et le cochon d’Inde. D’ici ce temps là, à vos brosses à dents!

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

Les 10 résolutions du Nouvel An selon la Clinique vétérinaire Lachine

Voici les 10 résolutions qui devraient être prises par les propriétaires d’animaux de compagnie. Toutes les résolutions ne s’appliquent pas à tout le monde. Quelques-unes portent sur les chiens et les chats, d’autres sur les oiseaux ou les NAC (nouveaux animaux de compagnie). Les voici donc de la dixième à la première.

RÉSOLUTION 10

Jamais je ne considérerai, les oiseaux comme étant des bibelots.

Encore aujourd’hui, beaucoup de gens s’achètent un oiseau parce qu’ils trouvent ça beau! C’est vrai qu’ils sont beaux, mais ces animaux nécessitent beaucoup de soins et d’attention. Se sont loin d’être des bibelots.

RÉSOLUTION 9

Toujours, je me laverai les mains, après avoir manipulé mes petits copains…

Un très bon automatisme. Il ne faut pas perdre cette habitude. Après avoir joué avec sa tortue, son serpent et même son chien, on doit se laver les mains. On doit surtout s’assurer que nos enfants le font.

RÉSOLUTION 8

Animaux non destinés à la reproduction égale stérilisation…

La stérilisation reste la meilleure façon de contrôler la surpopulation animale. Les SPA québécoises débordent d’animaux abandonnés et grâce à la stérilisation, des centaines d’euthanasies pourraient être évitées chaque année. De plus, cette intervention de routine peut sauver la vie de beaucoup d’animaux. On a qu’à penser à la lapine. Les tumeurs de l’utérus sont une des principales causes de mortalité chez les lapines intactes.

RÉSOLUTION 7

À faire des changements d’eau régulière, l’aquariophile devra se résigner.

Sans des changements d’eau fréquents, l’eau de votre aquarium peut se transformer en marécage nauséabond. Nous recommandons 25 % par semaine.

RÉSOLUTION 6

Pour éviter qu’elles deviennent sales, je brosserai les dents de mon animal.

Beaucoup de chats et de chiens de plus de trois ans souffrent de maladie parodontale. De bonnes habitudes d’hygiène buccale sont essentielles à la santé de nos animaux de compagnie. Il est maintenant prouvé que des dents mal entretenues peuvent entraîner des problèmes au niveau du cœur, des reins et du foie. Dès que vous adoptez un chat, un chien ou un furet, habituez-le à se faire brosser les dents

RÉSOLUTION 5

Des cours d’obéissance je suivrai, avec mon chien préféré.

Après l’achat de l’animal, c’est probablement avec les soins vétérinaires, le meilleur investissement qu’un propriétaire de nouveau chien peut faire. Un bon entraînement de départ favorise des années de bonheur avec son chien.

RÉSOLUTION 4

Dans la maison mon furet, je surveillerai de très près.

Les furets ont la fâcheuse habitude de tout goûter. Si l’on ne les surveille pas de près, ils avalent souvent des morceaux de caoutchouc, des gommes à effacer, des morceaux de jouets etc. Dans la grande majorité des cas, ces animaux finissent sur une table de chirurgie. Lorsqu’on ne peut les superviser, ils doivent retourner dans leurs quartiers.

RÉSOLUTION 3

Au moins une fois par année, mon animal je ferai examiné.

On dit généralement que les chiens vieillissent de sept ans par année. Un peu moins pour les chats. Lorsque vous faites examiner votre animal annuellement, c’est comme si vous alliez consulter votre médecin aux 5 à 7 ans! La médecine préventive est payante pour les patients et leurs maîtres puisqu’elle permet d’éviter des procédures dispendieuses et qui peuvent compromettre sérieusement la santé de l’animal.

RÉSOLUTION 2

Lors des balades je ramasserai, les crottes de mon canidé.

Encore en 2013, des gens promènent leur chien sans avoir de sacs. Les propriétaires de chiens sont leurs pires ennemis. Quand ils autorisent leurs chiens à se balader sans laisse dans les endroits publics ou qu’ils ne ramassent pas leurs excréments, ils se mettent la population à dos. Après ça, on est obligé de se battre avec les autorités pour pouvoir promener son chien dans un parc local. Pour l’amour des chiens, un peu de civisme.

RÉSOLUTION 1

Pour tout animal convoité, de l’information je prendrai.

Quand on est mal informé sur l’animal que l’on adopte, ça finit rarement bien. De nos jours, avec toute l’information disponible facilement autant sur la toile que dans les livres, les magazines et même chez votre vétérinaire, nous n’avons plus d’excuses. Avant tout, informez-vous!

En terminant, permettez-nous de vous souhaiter une très Bonne Année, de la santé et du bonheur pour vous et vos animaux de compagnie préférés!

Les dangers de Noël selon les vétérinaires de la clinique vétérinaire Lachine

Aujourd’hui, les vétérinaires de la clinique vétérinaire Lachine veulent vous faire une mise en garde sur les dangers qui guettent nos animaux de compagnie durant ces périodes de réjouissance. Souvent, on ne réalise pas, mais plusieurs produits ou matériaux que l’on rencontre particulièrement durant la période des fêtes peuvent être dangereux pour nos animaux.

Attention aux décorations

Attention aux décorations

Qui dit Noël, dit sapin de Noël et ses décorations. L’arbre lui-même, même non décoré, peut-être un danger pour nos animaux, particulièrement pour nos chats. Un chat qui décide d’escalader un sapin de Noël mal amarré, risque de se casser la margoulette. Ça peut mal se finir. Donc, assurez-vous de bien attacher votre sapin afin d’éviter toute chute.

Les décorations aussi peuvent représenter un danger. Principalement les glaçons. Chaque année, nous voyons en clinique, des animaux qui ont avalé les fameux glaçons. Les chats en sont très friands. La grande majorité de ces patients finissent en chirurgie. Les dommages causés aux intestins sont parfois si graves que plusieurs en meurent.

La nourriture. On le sait tous, pendant la période des fêtes, on cuisine plus que jamais. Beaucoup des produits utilisés pour la cuisson sont toxiques pour nos animaux de compagnie, dont les oignons et l’ail. Les raisins frais et secs ont été associés avec des cas d’insuffisance rénale chez les chiens. Les vétérinaires de la clinique vétérinaire Lachine pensent que le même phénomène pourrait survenir chez les chats. Bien que la cause exacte de ces intoxications soit inconnue, il n’est plus recommandé de donner des raisins à nos animaux.

La carcasse de la dinde peut aussi être une source de problèmes. En effet, la carcasse elle-même est très grasse et si un animal met la patte dessus, il est à risque de développer une maladie assez sévère : la pancréatite. Croyez-nous, les chiens et les chats qui en sont atteints sont très malades, ça fait mal et beaucoup de soins sont nécessaires afin de les guérir.

Les chats et les chiens raffolent de la fameuse corde qui attache la dinde lors de la cuisson. Elle peut causer des complications gastro-intestinales très graves. Alors une fois dépecée, la carcasse devrait être mise dans un sac-poubelle et rangée de façon à ce qu’elle soit inaccessible pour nos fidèles compagnons.

En ce qui a trait à la préparation elle-même de la nourriture, la plupart des propriétaires d’oiseaux savent que les vapeurs de Teflon sont toxiques pour les oiseaux. Les bêtes à plumes ne devraient jamais être présentes dans la cuisine lors de la préparation des repas. Pas juste pendant la période de Noël. Mais il est aussi sage de ne pas laisser nos chiens et nos chats rôder dans la cuisine pendant que nous y cuisinons. Toutes les odeurs qui se dégagent de la préparation et de la cuisson des aliments sont très excitantes pour eux. Mais un accident est vite arrivé…

Le chocolat est aussi à l’honneur pendant les fêtes. Il est toxique pour les animaux. Méfiez-vous! Même si le chocolat (ou toute autre friandise) est bien emballé, il peut facilement être détecté, particulièrement par les chiens dont l’odorat est beaucoup plus sensible que le nôtre.

Que dire de l’alcool? Il coule à flots durant les fêtes. Souvent, des verres et même des viniers sont laissés sans surveillance. L’alcool peut causer de graves intoxications chez les animaux. N’oubliez pas que même un petit volume d’alcool chez un animal de quelques kilos peut représenter un problème majeur qui nécessite des soins vétérinaires.

Attention également aux chandelles, elles sont particulièrement populaires pendant les fêtes. Soyez prudents! Nos animaux peuvent les renverser, se brûler ou même provoquer des incendies.

Certaines plantes de Noël sont toxiques pour nos animaux. Selon le centre antipoison de la SPCA américaine, la toxicité du poinsettia a largement été exagérée. Ce n’est donc pas la plante de Noël la plus inquiétante. Le gui quant à lui peut causer de graves problèmes digestifs et même la mort.

Bref, les vétérinaires de la clinique vétérinaire Lachine vous rappellent que lorsque nous avons un animal de compagnie, il faut toujours être aux aguets. L’on doit juste redoubler d’attention pendant la période des fêtes. Comme ça, vous avez plus de chances de passer la veille de Noël ou du jour de l’an dans le confort de votre foyer avec votre famille et vos amis, plutôt que dans une salle d’attente d’un centre d’urgence bondée d’étrangers…