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FRUITS ET LÉGUMES : CE QUI EST SÉCURITAIRE ET CE QU’IL NE L’EST PAS POUR NOS CHIENS.

INTRODUCTION

Plusieurs aliments qui se retrouvent dans nos frigos et garde-manger ne devraient jamais être donnés à nos chiens. Par ailleurs, plusieurs des aliments familiers peuvent leur être offerts. Quels sont-ils? C’est ce que nous allons voir aujourd’hui.

Ce blogue portera principalement sur les chiens, car ils sont les plus susceptibles de manger toute sorte de choses, pour ne pas dire n’importe quoi!  Mais quand ce sera indiqué, nous ferons une parenthèse en ce qui a trait aux aliments qui ne devraient pas être consommés par nos chats, lapins et oiseaux.

FRUITS ET LÉGUMES

AVERTISSEMENT!

Attention, ce n’est pas parce que nous recommandons un fruit ou un légume, qu’on doit exagérer dans la quantité à donner…  On parle ici de petits morceaux, principalement utilisés comme gâteries.

Dans certains cas, nous pouvons en donner un peu plus, nous le verrons.

Par ailleurs, tous les chiens ne sont pas égaux. Certains ne tolèreront pas certains fruits ou légumes, car ils vont entraîner des vomissements. Si c’est le cas, abstenez-vous.

Pour ne pas déséquilibrer, la diète de nos chiens, la quantité de légumes et fruits doit être moins que 10 % de sa diète totale. De plus, à  cette quantité, les risques de causer des problèmes urinaires chez certains chiens prédisposés à faire de pierres dans la vessie sont presque nuls.berries-blueberries-raspberries-fruit-122442

Cependant, il pourrait y avoir des contrindications si votre chien souffre de certaines maladies, alors parlez-en à votre vétérinaire.

Fruits et légumes populaires qui ne présentent pas de problèmes :

-FRUITS

POMMES

  1. OK. Les pommes sont une excellente source de vitamines A et C, ainsi que des fibres. Ils sont pauvres en protéines et en matières grasses, ce qui en fait une bonne gâterie pour les chiens âgés.  Ne donnez pas le cœur à cause du risque d’étouffement.

BANANES

Ok. Mais en très petite quantité, car elles sont passablement caloriques.Les morceaux de bananes séchées peuvent être utilisés comme gâteries pour les lapins.

OK pour les oiseaux, mais en très petite quantité.

MELON D’EAU

Ok. Très populaire durant la belle saison, on peut en donner de petits morceaux, mais on doit enlever l’écorce et les graines.

OK pour les oiseaux.

PETITS FRUITS (Fraises, bleuets, framboises)

Ok. Encore une fois avec modération pour les framboises et les fraises à cause du sucre. Il est capital de bien laver les petits fruits avant de les offrir.

Les fraises déshydratées peuvent être offertes avec parcimonie aux lapins comme gâterie.

ORANGES ET CLÉMENTINES

Ok. Sans la pelure et les pépins.

Les agrumes sont d’excellents fruits à offrir à vos oiseaux

KIWI

Ok. Mais sans la pelure.

Le meilleur fruit à offrir à vos oiseaux et à vos cochons d’Inde (à cause de la Vitamine C).

-LÉGUMES

BROCCOLI

  1. OK. Mais en petite quantité, car peut entraîner des vomissements à cause des isothiocyanates qu’ils contiennent et qui peuvent causer des irritations gastriques.

CONCOMBRE ET CÉLERI

Ok. Très peu caloriques.

CAROTTES

Ok. Mais avec modération à cause du contenu en sucre.

TOMATES

  1. OK. Mais assurezz-vous que ce ne soit uniquement le fruit qui soit offert et non la tige qui contient de la solanine, qui peut être toxique lorsqu’ingéré en grande quantité.

FÈVES VERTES

  1. OK. En quantité limitée. Certains chiens les préfèrent al dente!

Fruits et légumes populaires qui devraient être évités:

-FRUITS

RAISINS (et groseilles)

NON!  Les raisins peuvent causer des insuffisances rénales aigües.

Tous les types de produits contenant des raisins ou des raisins secs (y compris le jus de raisin, les mélanges de randonneurs, les bagels, etc.) peuvent provoquer une insuffisance rénale. Même bio, sans pesticides, les raisins cultivés dans les jardins domestiques peuvent entraîner une toxicité. Bien que le mécanisme d’action ne soit pas clairement compris, ces fruits peuvent entraîner une anorexie, des vomissements, une diarrhée et une insuffisance rénale aigüe potentiellement sévère (qui se développe plusieurs jours plus tard). La toxicité n’est pas nécessairement dépendante de la dose, et des symptômes peuvent se produire même avec de petites ingestions.

CERISES

Non. En fait, le fruit lui-même n’est pas toxique, mais les feuilles, les tiges et les noyaux contiennent du cyanure. Cependant, les quantités ne sont pas élevées et les noyaux doivent être broyés afin de libérer les précurseurs toxiques…

Alors par précaution, on est mieux de les éviter.

AVOCAT

Non. Le noyau, la peau et les feuilles d’avocats contiennent de la persine, une toxine qui provoque souvent des vomissements et de la diarrhée chez les chiens. L’intérieur charnu du fruit n’a pas autant de persine que le reste de la plante, mais c’est encore trop pour les chiens.

Très toxique pour les oiseaux et les lapins. Donc à éviter.

-LÉGUMES

KALE

Non. Car de très petites quantités peuvent causer des vomissements chez certains chiens et nous .ne savons pas pourquoi

CHAMPIGNONS

Non. Évitez les champignons sauvages, il y en a trop de toxiques. À moins d’être un mycologue expérimenté, vaut mieux être prudents.

Quant aux champignons vendus dans le commerce, les champignons de Paris seraient OK et selon plusieurs mycologues, les seuls pouvant être mangés crus de façon sécuritaire.

Principe de précaution : ne pas donner de champignons.

ASPERGES

Non. Mais pas parce qu’elles sont toxiques. Crues , elles sont trop ligneuses et difficiles à mâcher et cuites, elle sont molles et présentent peu d’intérêt alimentaire. Ce n’est pas le meilleur légume.

OIGNON, AIL, POIREAU, CIBOULETTE

Non. Peuvent provoquer de l’irritation gastro-intestinale et pourraient conduire à  des lésions des globules rouges : anémie.

Bien que les chats soient plus sensibles, les chiens sont également à risque si une grande quantité est consommée. Une faible dose occasionnelle, comme ce qui peut être trouvé dans les aliments ou des friandises pour animaux de compagnie, ne sera probablement pas  un problème, mais par précaution, on ne devrait pas en donner à nos animaux.

NOIX DE MACADAM

Non. Les noix de macadam sont couramment utilisées dans de nombreux biscuits et bonbons. Cependant, ils peuvent causer des problèmes pour votre chien. Ces noix peuvent causer de la faiblesse, dépression, vomissements, tremblements et de la fièvre chez les chiens. Les signes apparaissent généralement dans les 12 heures suivant l’ingestion et durent environ de 12 à 48 heures.

Lien utile :

Centre antipoison Pet Poison Helpline ( en anglais)

http://www.petpoisonhelpline.com/

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

LA MALADIE DE LYME AU CANADA: DEVRAIT-ON S’EN INQUIÉTER?

On entend de plus en plus parler de la maladie de Lyme au Canada.  Devrait-on s’en inquiéter ?

Quelques faits

La maladie de Lyme est causée par une bactérie qui se transmet par la piqûre d’une tique aux pattes noires infectée.

Elles s’infectent en se nourrissent de sang de souris, d’écureuils, d’oiseaux et d’autres animaux qui peuvent être porteurs de la bactérie. Les tiques peuvent par la suite transmettre la maladie aux chiens et aux humains en les piquant à leur tour.

La maladie de Lyme a été décrite pour la première fois en 1977. Plusieurs cas ont alors été signalés chez des enfants de la ville de Lyme au Connecticut, aux États-Unis. Depuis, des milliers de cas ont été rapportés aux États-Unis, au Canada et dans des pays d’Europe.

En 1981, un scientifique qui étudiait la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses (également causé par une piqûre de tiques) commença à étudier la maladie de Lyme. Ce scientifique, Willy Burgdorfer, a trouvé le lien entre la tique aux pattes noires et la maladie. Il a découvert qu’une bactérie appelée spirochète, portée par des tiques, causait la maladie de Lyme. La communauté médicale a honoré la découverte du Dr Burgdorfer en 1982 en nommant le spirochète Borrelia burgdorferi.

Au Canada, les tiques qui peuvent transmettre la maladie de Lyme se trouvent presque partout sauf en Alberta et à Terre-Neuve.

Puisque les tiques se fixent aux oiseaux, elles peuvent être retrouvées dans les régions de l’ensemble du Canada.

En 2016, 841 personnes ont contracté la maladie de Lyme au Canada. Il s’agit de cas confirmés et cela ne tient pas compte des cas probables.  Le nombre réel de cas au Canada est probablement supérieur.tick-482613_960_720

On sait maintenant que la tique responsable de la transmission de la maladie de Lyme peut maintenant compléter son cycle de reproduction presque partout au Canada et de plus en plus de chiens sont admis en consultation à cause des tiques

Au Québec, les données disponibles permettent de confirmer la présence de populations de tiques Ixodes scapularis établies et infectées par le Borrelia burgdorferi, particulièrement dans les zones suivantes :

  • une grande partie de la Montérégie;
  • le sud-ouest de la région de la Mauricie-et-Centre-du-Québec;
  • le nord et l’ouest de l’Estrie.

Durant l’année 2015, 160 personnes ont contracté la maladie de Lyme au Québec.

75% des nouveaux cas sont maintenant contractés ici même, au Québec.

Incidence à la hausse chez le chien

L’incidence de la maladie de Lyme chez le chien correspond à l’augmentation de l’incidence de la maladie chez l’humain. Il n’existe toutefois aucun système national pour déterminer l’incidence de la maladie de Lyme chez le chien. Par conséquent, il est important de se fier aux données sur la maladie de Lyme chez les humains pour avoir une meilleure idée du risque d’exposition et d’infection possible chez les chiens. En fait, le risque d’infection par la maladie de Lyme semble être plus élevé chez les chiens que chez les humains.

Est-ce que nos chats peuvent aussi l’attraper?

La maladie de Lyme est essentiellement une maladie de chien. Les chats peuvent se faire piquer et ils développent des anticorps, sans développer la maladie.

Signes de la maladie de Lyme chez le chien.

Ce sont des signes peu spécifiques:

  1. Boiterie
  2. Faiblesse
  3. Anorexie
  4. Fièvre
  5. Tremblements

Est-ce que toutes les tiques sont porteuses de la maladie?

Non, seule la tique aux pattes noires ou tique du chevreuil peut transmettre la maladie. Environ 20% des tiques sont porteuses de Borellia burgdorferi. Ce pourcentage peut varier selon la région.

Que doit-on faire si on trouve une tique sur son chien (ou son chat)?

Il faut la retirer délicatement, sans l’écraser.

Idéalement avec un outil qui ressemble à un pied de biche (voir lien utile), afin d’éviter d’écraser la tique et de pousser son contenu dans le corps du chien ou de la personne.

Vous pouvez faire analyser la tique afin de savoir s’il s’agit d’une tique aux pattes noires et si elle est porteuse de Borellia.

Est-il possible de prévenir la maladie chez nos chiens?

Absolument!

  1. Vaccination pour les chiens vivant en région endémique
  2. Traitements préventifs : oraux ou topiques

Attention, les solutions topiques sont hautement toxiques pour les chats et ne devraient jamais leur être appliquées.

Tous les chiens qui vont à l’extérieur devraient recevoir un traitement préventif du début du printemps à la fin de l’automne.

Conclusion

L’activité des tiques varie considérablement selon la région géographique et les variations climatiques, et les populations de tiques peuvent varier considérablement dans une zone donnée en raison de la végétation locale et de l’abondance de l’hôte sauvage.

Au cours des dernières années, plusieurs espèces de tiques ont considérablement élargi leur aire de distribution, se déplaçant dans des zones plus au nord et en altitude plus élevée qu’ils ne l’ont été auparavant.

C’est une des maladies infectieuses qui progresse le plus rapidement en ce moment et bien que ça ne soit pas la seule raison, le réchauffement climatique n’est pas étranger à cette situation.

L’explosion de la population de cerfs de Virginie est intimement liée à l’augmentation des morsures de tiques en Amérique du Nord

Je vous recommande de regarder une excellente vidéo qui a été produite par l’Association des Médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux. Vous allez en apprendre beaucoup sur la maladie et sa prévention.

http://www.amvq.quebec/fr/public/la-maladie-de-lyme

La tique étoilée qui rend les gens allergiques à la viande. Les Canadiens doivent-ils s’en inquiéter?

Amblyomma americanum (tique étoilée) peut provoquer une allergie à l’alpha-gal donc à la viande.

L’alphagal ou galactose-alpha-1,3-galactose  est un sucre qui se retrouve dans toutes les cellules des mammifères.

La tique étoilée peut transmettre cet hydrate de carbone chez les humains qui par la suite peuvent développer des anticorps.

Cette tique est principalement retrouvée dans le centre et le sud des États-Unis.

Des études récentes, fondées sur des projections climatiques, ont démontré que la tique étoilée étendait son territoire vers le nord et qu’elle devrait continuer de le faire. Le climat change, les banlieues s’étendent, les chevreuils sont plus nombreux.

Récemment encore, elle vivait dans le sud-est des États-Unis. On la trouve maintenant plus au nord, aussi loin que le sud des États du Maine, du New Hampshire, du Vermont, de New York et de l’Ohio, d’après le Center for Disease Control and Prevention (CDC) américain.

« Si le climat continue de changer, je ne serais pas surpris qu’elle s’établisse encore plus loin au nord, au Canada »,  indique l’entomologue David Gaines.

L’anticipation de son arrivée fait penser à celle de sa « cousine » la tique à pattes noires, qui s’est installée au Canada il y a quelques années, en provenance de la Nouvelle-Angleterre, amenant avec elle la bactérie responsable de la maladie de Lyme.

Si Amblyomma americanum n’est pas encore établie de notre côté de la frontière, on en trouve cependant déjà des centaines, principalement dans le sud de l’Ontario et du Québec, depuis une quinzaine d’années.

Ce sont des tiques adventices. Elles sont dispersées par oiseaux migrateurs sur de grandes distances chaque printemps.

Je n’ai trouvé aucun article ou référence concernant l’allergie à la viande causée par les morsures de tiques, mais il est fort probable que dans les régions où la tique est établie, des chiens qui font des intolérances alimentaires soient allergiques à l’alpha gal.

Liens utiles

Surveillance de la maladie de Lyme (humains)

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/maladie-lyme/surveillance-maladie-lyme.html

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/maladie-lyme/risque-maladie-lyme-chez-canadiens.html

Distribution géographique de la maladie de Lyme du chien au Canada

https://www.lymeinfo.ca/fr/lymedisease-geographicdistribution.aspx

Outil pour retirer les tiques de façon sécuritaire

http://www.ticktwister.com/

Émission sur la maladie de Lyme produite par l’Association des Médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux.

http://www.amvq.quebec/fr/public/la-maladie-de-lyme

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

Ne les oubliez pas!

Plus de 150 000 chats et chiens vont bientôt déménager avec leurs maîtres. Malheureusement, quelques milliers d’entre eux seront aussi abandonnés dans les centres de gestion animalière, les sociétés protectrices des animaux, les refuges ou les cliniques vétérinaires. Pire, certains seront tout simplement délaissés dans les logements ou lâchement jetés à la rue, une situation que dénonce avec vigueur l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux.


Les chats et les chiens sont des êtres sensibles pour qui les habitudes, la routine et le territoire ont une importance majeure. Le jour où ils sont dans l’obligation de quitter leur demeure pour s’installer dans un autre environnement, il est normal qu’ils soient perturbés et stressés.

Tout doit donc être mis en place pour réduire au minimum les effets négatifs d’une telle perturbation. Afin de vous aider à mieux planifier votre déménagement, l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux vous offre donc ces quelques conseils :

– dans les semaines précédant le déménagement, contactez votre médecin vétérinaire afin de vérifier si la couverture vaccinale de votre animal est à jour ainsi que sa médication préventive contre les différents parasites. Si vous déménagez dans une autre ville, demandez le dossier médical de votre animal. Profitez-en pour vous faire recommander un vétérinaire près de votre nouveau domicile. N’oubliez pas de renouveler vos prescriptions de médicaments si vous avez un animal avec des besoins particuliers ; thai-cat-1317846_960_720

– n’oubliez pas de préparer une boîte spéciale pour votre petit compagnon avec ses jouets, sa laisse, son bol, sa nourriture, sa litière, son coussin et qui sera facilement accessible. Ne profitez pas du déménagement pour faire du ménage et tout jeter ! Conservez des objets qui rassureront l’animal comme un vieux chandail, par exemple ;

– assurez-vous que vous avez suffisamment de nourriture pour votre chien ou votre chat, surtout si ce dernier mange une diète spéciale. Procurez-vous aussi une cage de transport, un bon collier et une bonne laisse ;

– si vous croyez que le jour du grand départ risque d’être un peu chaotique, pourquoi ne pas réserver immédiatement un endroit (vétérinaire, pension, ami, famille, voisin) afin de faire garder votre chat ou votre chien ? Ainsi, vous n’aurez aucun souci à vous faire. Placez-le une ou deux journée(s) avant votre départ afin d’éviter la bousculade des derniers préparatifs ;

– informez-vous des règlements municipaux de votre nouvelle localité pour connaître le nombre d’animaux permis ainsi que vos responsabilités ;

– questionnez les anciens propriétaires de votre nouvelle demeure afin de savoir s’ils avaient des animaux. Ne tenez jamais pour acquis que l’appartement est exempt d’occupants indésirables. Par précaution, administrez à vos animaux des traitements préventifs contre les parasites internes et externes. Sachez que les odeurs des autres bêtes sont souvent persistantes et peuvent amener des modifications du comportement comme de la malpropreté chez les chats. Effectuez un bon nettoyage, en particulier des tapis ;

– par gentillesse, rédigez, vous-même, une note au futur propriétaire de votre demeure pour lui indiquer qu’ici habitait un chat ou un chien. Par ailleurs, ils seront moins surpris si un jour, votre chien ou votre chat décide de fuguer et de retourner vivre dans son précédent logement ;

– lors du déménagement, utilisez toujours une cage de transport pour les chats et même pour les petits chiens ;

– soyez attentif si votre chien a tendance à être anxieux. Le stress occasionné par les changements peut provoquer des sautes d’humeur et des comportements agressifs. Certains produits disponibles chez votre vétérinaire peuvent aider à diminuer le stress et favoriser l’adaptation. N’hésitez pas à lui demander conseil ;

– méfiez-vous des coups de chaleur, ne laissez jamais vos animaux seuls dans une automobile ou un camion ;

– en arrivant, installez l’animal (surtout le chat) dans une petite pièce pas trop passante, ou gardez-le dans sa cage tant que tout n’est pas terminé. Assurez-vous qu’il n’y a aucun passage où l’animal peut fuguer. Griffonnez une note sur la porte indiquant de ne pas laisser sortir l’animal ;

– attention aux indigestions ou intoxications avec des produits qui traînent ou des restes de pizza !!! ;

– prudence, un nouvel environnement peut signifier un danger de fugues. Méfiez-vous, par exemple, des portes ouvertes, du tuyau d’évacuation d’air de la sécheuse ou des clôtures défaillantes. L’animal peut même être tenté de revenir à son ancien domicile ;

– certains chats peuvent se cacher et avoir peur, tandis que d’autres exploreront un peu partout. Attention aux pièges qui attendent votre animal comme des rebords de fenêtre, les rues, les piscines, etc. Une perte d’appétit peut aussi être observée pendant quelques jours, soyez attentif et patient. Cependant, si celle-ci persiste plus de 24 ou 48 h, contactez un médecin vétérinaire. Laissez à votre chat ou votre chien le temps d’apprivoiser les alentours et d’établir sa petite routine ;

– n’oubliez pas de mettre un collier d’identification et la nouvelle médaille municipale à votre animal afin de vous conformer aux règlements et ainsi permettre de retrouver votre animal en cas de fugue. L’identification permanente avec une micropuce est également fortement suggérée et, si elle est déjà installée, n’oubliez pas d’en modifier l’adresse dans la base de données. En cas de fugue, cela constitue votre meilleure garantie pour retrouver votre animal ;

– en général, les chiens supportent mieux les déménagements que les chats. Parfois, ce sont les voisins qui supportent moins bien l’aménagement des chiens que des chats. Soyez donc conscient de ce fait, surtout si votre chien a tendance à japper ou votre chat à vagabonder. Soyez respectueux de l’environnement afin d’établir un bon voisinage. Il serait bien aussi de leur présenter votre compagnon afin de leur montrer qu’il s’agit d’une bonne bête ;

– rendez une petite visite chez votre nouveau vétérinaire afin de faire connaissance, de bien connaître les heures d’ouverture ainsi que les services offerts, tout en ouvrant un dossier pour votre animal. Profitez-en pour transmettre les données de votre ancien dossier médical et vous informer des besoins de prévention en fonction de l’environnement.

Si vous mettez en pratique ces quelques recommandations, vous devriez être en mesure de réduire au minimum l’impact du déménagement sur vos petits compagnons et entamer ensemble une toute nouvelle étape de votre vie !

Source : Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

Le SIDA félin par les vétérinaires de Lachine

Les vétérinaires de Lachine démystifient le Sida félin.

Nos minous de maison hésitent habituellement à s’aventurer loin de leur domicile quand il fait froid et que la température est maussade. Mais quand il commence à faire beau, c’est une autre histoire. Pendant l’été, les vétérinaires de Lachine remarquent que beaucoup de propriétaires de chats les laissent aller explorer le quartier pour de très longues périodes. Donc de ces temps-ci, il est normal de voir beaucoup plus de chats se balader dans nos quartiers que disons, pendant l’hiver. Cette pratique expose nos chats à plusieurs conditions infectieuses, sans compter les accidents de voiture. N’oubliez pas qu’il n’y a pas de vaccin contre les pare-chocs de voitures!

Le virus vit dans le sang des chats infectés et demeure dans leur système tout au long de leur vie.

Un chat infecté par le VIH ne peut ni infecter des humains, ni d’autres animaux.

Depuis le début de la belle saison, les vétérinaires de Lachine voient une forte hausse des cas de morsure, plaies et abcès de bataille chez les chats. Dans la très grande majorité des cas, ces blessures sont infligées par d’autres chats. Même stérilisés, les vagabonds à temps partiel sont considérés par les matous du coin, comme des intrus. Particulièrement lorsque les femelles sont en chaleur. Ils les chassent donc à coup de morsures. En plus des blessures évidentes qui peuvent être infligées à la suite d’une rencontre du « troisième type », un virus très nocif peut aussi être transmis par la salive des chats infectés.

En 1986, des chercheurs américains ont découvert que les chats pouvaient être atteints d’un syndrome d’immunodéficience acquise, similaire au SIDA des humains. Il est dû à un lentivirus (sous-groupe des rétrovirus, proche du VIH).

Le VIF atteint le système immunitaire du chat. Le virus vit dans le sang des chats infectés et demeure dans leur système tout au long de leur vie. Les vétérinaires de Lachine expliquent que les chats infectés peuvent contaminer les chats en santé avec lesquels ils entrent en contact, le plus souvent par des morsures. Les chats infectés par le VIH peuvent vivre sans aucun signe pendant plusieurs années.   Certains chats semblent en santé tandis que d’autres peuvent présenter des symptômes initiaux tels que fièvre, perte d’appétit, diarrhée, léthargie, enflure des ganglions.   À mesure que la maladie évolue, d’autres symptômes peuvent apparaître, tels que perte de poids, apparition de plaies dans et autour de la gueule, lésions au niveau des yeux, mauvais pelage et une variété d’infections chroniques.

Le cas échéant, le système immunitaire devient trop faible pour combattre les autres infections ou maladies. Il en résulte alors le décès, déclenché par une infection secondaire.

Les vétérinaires de Lachine expliquent que le VIF se propage de chat en chat, principalement par l’intermédiaire des morsures, car le virus est présent en forte concentration dans la salive. C’est pourquoi se sont principalement des chats mâles non stérilisés qui sont porteurs de ce virus. Les chats qui vont à l’extérieur sont plus à risque de contracter la maladie. La propagation du VIF par l’entremise des bols d’eau ou du matériel de toilettage est peu probable. Le virus est très fragile dans le milieu extérieur : il y survit quelques dizaines de minutes maximum. Il est possible, mais rare, pour une mère de transmettre l’infection à son fœtus.

Il est important de savoir que les humains ne peuvent s’infecter à partir des chats séropositifs et vice-versa. Les VIF et VIH sont deux rétrovirus, c’est vrai, mais qui sont quand même différents. On dit que la maladie est spécifique d’espèce. Donc un chat infecté par le VIH ne peut ni infecter des humains, ni d’autres animaux. Un peu comme la rhinotrachéite chez le chat. Cette condition respiratoire est causé par un virus herpes (bien connu chez les humains…), mais ne peut être transmise à d’autres espèces animales et l’homme.

Des tests sont disponibles afin de dépister la maladie. Informez-vous auprès des vétérinaires de Lachine.  L’euthanasie est-elle la seule option si votre chat est positif au VIF? Absolument pas! Beaucoup de minous vont vivre parfaitement normalement pendant plusieurs années avant de démontrer des signes de maladies. Le cas échéant, les vétérinaires de Lachine pourront traiter les infections secondaires causées par l’immunodéficience.

Un vaccin est maintenant disponible pour combattre cette maladie. Son efficacité est mise en doute par certains spécialistes américains. Les études cliniques effectuées par les chercheurs à l’origine du vaccin étaient pourtant assez impressionnantes…

Hormis la vaccination, la meilleure façon de protéger votre chat contre le SIDA félin est l’évitement de tout contact avec des chats porteurs du VIF. Les vétérinaires de Lachine savent que plusieurs trouvent inhumain le fait de garder ses chats à l’intérieur, mais c’est une très bonne façon de prévenir la maladie. Il est aussi recommandé de faire stériliser les chats qui sortent afin de diminuer les bagarres.

Tout nouveau chat qui est adopté devrait faire l’objet d’un test de dépistage. C’est particulièrement important si d’autres félins font déjà partie de la famille.

Parlez-en aux vétérinaires de Lachine.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

Conseils estivaux

Tout le monde est bien heureux du retour de la belle température. Mais avec la belle saison, arrive aussi un lot de problèmes pour nos chiens et nos chats.

Cette semaine, nous partageons nos conseils à suivre pour passer une saison chaude en toute tranquillité et sécurité.

Étant donné que beaucoup plus de chiens et de chats vont à l’extérieur durant l’été, il est primordial que leur vaccination soit à jour. Parlez-en à votre vétérinaire.

Étant donné que beaucoup plus de chiens et de chats vont à l’extérieur durant l’été, il est primordial que leur vaccination soit à jour. Parlez-en à votre vétérinaire.

1.  Les chats et les chiens ne sont pas les seuls à aimer la belle température. L’été, les serpents, moufettes, porcs-épics et les chauves-souris sont plus présents. Quand vous vous promenez avec votre chien ou votre chat, surtout sur les terrains de camping ou à la campagne, assurez-vous que votre animal soit en laisse et sous votre surveillance en tout temps. Puis, apportez donc un petit sac de plastique pour ramasser ses petits cadeaux.

2.  Étant donné que beaucoup plus de chiens et de chats vont à l’extérieur durant l’été, il est primordial que leur vaccination soit à jour. Parlez-en à votre vétérinaire.

3.  Il est primordial de protéger nos animaux contre les parasites : vers du cœur (si la maladie est présente dans votre région), puces, tiques, parasites intestinaux. N’oubliez pas que plusieurs parasites peuvent être transmis aux humains…

4.  Pendant la belle saison, de grâce ne laissez pas votre animal de compagnie dans la voiture au soleil. En plein soleil, lorsque les vitres sont fermées, les automobiles deviennent rapidement des fours et les animaux qui y sont prisonniers meurent rapidement d’un coup de chaleur.

5.  Mis à part les automobiles, il existe aussi des dangers associés au soleil. Le soleil peut être nocif pour les animaux tout comme pour les humains.

Étant donné que les animaux possèdent une protection naturelle contre les rayons du soleil. Les coups de soleil et les problèmes de peau liés au soleil sont rares chez les animaux, mais ils sont quand même possibles. Particulièrement, si la peau est pâle, et si le poil est clairsemé. Si vous avez un petit caniche blanc et que vous le faites raser très court : faites attention aux coups de soleil. Certaines races de chiens (comme les Dalmatiens et les Bull-terriers blancs) de même que les chats blancs sont particulièrement vulnérables. Tenez votre animal à l’écart du soleil direct pendant la partie de la journée où le soleil est le plus ardent (entre 12 h et 16 h). N’oubliez pas que le poil sert de couche isolante, c’est-à-dire qu’il protège l’animal du froid en hiver et qu’il le rafraîchit en été. Le poil protège aussi naturellement la peau contre le soleil.

6.  Dans les régions où la densité de moustiques est élevée, une protection contre les piqûres de moustiques et conséquemment contre le virus du Nil et le ver du cœur est nécessaire. Il n’y a pas de produits miracles non toxiques pour éloigner les moustiques de nos animaux de compagnie et tout un chacun a son petit truc. Voici une petite recette : diluez 2 c.à thé de Skin So Soft de Avon dans un litre d’eau et appliquez cette solution sur les endroits susceptibles d’être piqués : les oreilles le ventre particulièrement. Cependant, l’effet disparaît rapidement et on doit le réappliquer souvent. L’autre désavantage de ce produit, c’est que notre chien sent le parfum… De grâce, n’utilisez pas de produits contenant du DEET parce que ça peut être très toxique si l’animal le lèche.

7.  Pour voyager avec votre animal en automobile en toute sécurité : ne laissez pas les fenêtres complètement baissées, car il risquerait de recevoir des insectes, de la poussière ou des débris dans les yeux. Certains chiens ont aussi tendance à sauter du véhicule en marche. En passant, ne circulez pas avec votre chien libre dans la boîte de votre camion. C’est très dangereux.

8. Tout le monde le sait, la plupart des chiens aiment nager, mais le risque de noyade est quand même présent, particulièrement avec les piscines hors terre. Alors si vous avez la chance d’avoir une piscine, gardez un œil sur votre chien lorsqu’il va à l’extérieur.

Profitez de l’été pour passer du bon temps avec vos animaux au grand air. Nous espérons que ces petits conseils vont vous aider à passer une belle saison.

L’hyperthyroïdisme chez le chat vu par les vétérinaires de la clinique vétérinaire Lachine

L’hyperthyroïdisme est le déséquilibre hormonal le plus fréquemment rencontré chez le chat. Cette maladie est rencontrée principalement chez les chats âgés. L’âge moyen des chats atteints est de 13 ans, mais on peut la rencontrer dès l’âge de 7 ans. Les vétérinaires ont commencé à la diagnostiquer dans les années 80 et depuis, elle est dépistée très fréquemment.

Hyperthyroïdisme chez le chat

Hyperthyroïdisme chez le chat

Typiquement, le chat hyperthyroïdien perd du poids, malgré un excellent appétit. Cependant, à moins que l’animal n’ait que la peau et les os, ce n’est pas la principale raison qui incite les propriétaires de ces félins à consulter leurs vétérinaires. Du moins pas à notre clinique. Des vomissements anormalement fréquents, de la diarrhée chronique et une soif exagérée sont les principales raisons qui poussent les gens à consulter.

L’hyperthyroïdie est causée par une tumeur bénigne de la glande thyroïde. Cette tumeur est dite fonctionnelle, car elle sécrète une quantité anormale d’hormone thyroïdienne. Il est important de réaliser que ces tumeurs sont presque toujours bénignes et représentent une forme de goitre plutôt que d’une forme de cancer. Moins de 3 % à 5 % des chats hyperthyroïdiens ont une tumeur cancéreuse thyroïde.

Fait intéressant, les chats vivant à l’intérieur sont surreprésentés dans les cas d’hyperthyroïdisme. Un récent sondage maison effectué par le site internet Animal Health SmartBrief révèle qu’environ 60 % des chats aux États-Unis sont gardés à l’intérieur. Considérant aussi que l’espérance de vie est beaucoup plus longue chez les chats d’intérieurs.

Les chats hyperthyroïdiens éprouvent fréquemment une diminution de leur qualité de vie à cause de la perte de poids et de masse musculaire, des vomissements ou de la diarrhée chronique. Plus grave encore, l’hyperthyroïdisme peut entraîner une insuffisance cardiaque, de la cécité soudaine et même le décès de l’animal.

Conséquemment, un diagnostic et un traitement précoce s’imposent.

Plusieurs traitements sont disponibles. Il y a plusieurs années, la chirurgie (ablation de la glande malade) était assez populaire. C’est une procédure qui n’est pas sans risque, mais qui a l’avantage d’être permanente. À l’époque, quand aucune autre solution permanente n’était disponible, elle était très appréciée des propriétaires de chats réfractaires à toute médication orale.

De nos jours, un traitement à l’iode radioactif est disponible dans certaines institutions vétérinaires spécialisées. Un protocole rigoureux doit être suivi et des installations conçues pour effectuer ce traitement de façon sécuritaire sont nécessaires. Le gros avantage de ce traitement est que tout comme pour la chirurgie, il est permanent (dans plus de 96-98 % des cas).

Malheureusement, ce traitement n’est pas à la portée de toutes les bourses.

Il existe néanmoins une solution de rechange orale, le méthimazole. Dans la plupart des cas, ce médicament doit être administré matin et soir et s’avère être très efficace. Cependant, à l’inverse du traitement à l’iode radioactif, il ne guérit pas la maladie. Il la contrôle. Sans sa médication, le chat redevient rapidement hyperthyroïdien.

Une fois contrôlé et quel que soit le traitement choisit, le chat hyperthyroïdien vivra une vie parfaitement normale et aura une longévité presque aussi longue qu’un chat normal. Ça vaut donc vraiment la peine de les faire traiter.