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L’Élimination inopportune chez le chat

L’Élimination inopportune chez le chat selon les vétérinaires de la Clinique vétérinaire Lachine.

Lorsqu’un chat urine ou élimine des selles dans la maison, hors de son bac à litière, ce n’est jamais agréable. Ce comportement s’appelle l’élimination inopportune. Et ce dernier est le comportement indésirable le plus fréquent rencontré chez le chat.

Causes

Les causes l’élimination inopportune peuvent être divisées en deux: les causes médicales et les non médicales.

Causes médicales

Au chapitre des causes médicales, les vétérinaires de la clinique vétérinaire Lachine pensent immédiatement aux problèmes urinaires comme une cystite (infection de vessie) ou la présence de pierres dans la vessie. Ces conditions génèrent beaucoup de douleur et les chats qui en sont atteints ont tendance à vouloir uriner très souvent, mais en petite quantité où qu’ils soient lorsque la douleur devient trop intense.

D’autres maladies comme l’insuffisance rénale, l’hyperthyroïdisme et le diabète pour ne nommer que celles-là, provoquent une soif excessive, associée naturellement à des mictions fréquentes. Les chats atteints de ces conditions arrivent difficilement à se retenir et vont parfois uriner à l’extérieur de leur bac lorsqu’ils ne peuvent le rejoindre à temps.

Certaines maladies gériatriques comme l’arthrose peuvent aussi provoquer de l’élimination inopportune. Si le bac est placé sur un comptoir ou dans un endroit qui n’est pas facilement accessible, le chat arthritique va avoir beaucoup de difficulté à y accéder. Même chose si les parois du bac à litière sont très hautes, le chat peut alors avoir beaucoup de difficulté à y monter et n’aura d’autres choix que d’éliminer ailleurs.

Finalement, les maladies du système digestif comme les colites, les parasites intestinaux, la constipation, un blocage ou l’infection des sacs anaux peuvent entraîner de l’élimination de selles dans la maison.

Causes non médicales

Mis à part les causes médicales, on peut diviser les grandes causes non médicales en trois catégories: l’aversion, la préférence et le marquage. Pour ce qui est de l’aversion, un chat peut ne pas aimer son bac, le type de litière utilisé, ou l’endroit où il est situé. Par exemple, si le bac est placé dans la salle de jeux des enfants, il est fort possible que le chat hésite à se rendre à son bac.cat-336270_960_720

Les fortes odeurs qui se dégagent parfois du bac, lorsqu’il n’est pas nettoyé assez souvent peuvent parfois décourager le chat d’y aller. Les litières parfumées font parfois fuir certains. Finalement, certains  détergents à base d’ammoniac ont la fâcheuse propriété de laisser une odeur résiduelle déplaisante pour les chats, qui ne l’oublions pas, ont un odorat beaucoup plus développés que le nôtre et qui vont alors éviter d’aller dans le bac.

Le type de litière utilisée peut aussi provoquer de l’aversion chez certains chats, que cela soit dû à la texture ou à la quantité inadéquate.

Le nombre et le style du bac à litière peuvent aussi être à l’origine de l’aversion et de l’élimination inopportune. Pensons à un bac de taille inadéquate, beaucoup trop petit pour un gros chat ou à l’inverse beaucoup trop haut pour un chaton. Certains bacs sont de nos jours pourvus de couvercle et cela ne fait pas toujours l’affaire des félins.

En ce qui a trait à la préférence, on peut dire qu’un chat peut préférer un substrat plutôt qu’un autre. Il peut préférer la litière agglomérante à celle faite de gravier d’argile traditionnel. Il peut aussi préférer un endroit plutôt qu’un autre, surtout si le bac est dans un endroit trop achalandé. Dans certains cas, la texture et la propreté de certains endroits tels, le tapis du salon, le plancher de la salle à manger, certains tissus comme les vêtements ou le plastique peuvent paraître plus attrayants pour un chat.

Marquage

Finalement, le marquage est un comportement normal chez les chats, c’est leur façon de laisser leur carte de visite, de marquer leur territoire  ou d’attirer une congénère. C’est cependant très désagréable! Les chats et chattes non stérilisés ont une façon bien particulière de marquer : ils le font principalement debout, en laissant s’échapper des petites quantités d’urine sur des surfaces verticales. Certains chats et chattes stérilisés vont marquer leur territoire en urinant sur certains objets appartenant au propriétaire. Chez ces animaux, ce type de marquage est souvent associé à la présence de chats extérieurs. Il peut aussi être une manifestation de l’anxiété chez certains chats et chattes. Notez bien que l’incidence de ce type de marquage augmente avec le nombre de chats vivant sous un même toit. Une étude mentionne une incidence de 100% dans les familles où vivent 10 chats ou plus.

Traitement

Voyons maintenant comment corriger le problème.

Aucune punition!

En tout premier lieu, vous devez vous assurer que votre chat ne souffre pas d’un problème médical. Vous devrez donc consulter les vétérinaires de la clinique vétérinaire Lachine.

Il est primordial de nettoyer les endroits souillés. Nous vous recommandons fortement d’utiliser des produits qui vont neutraliser complètement les odeurs et non pas un produit masquant tels certains parfums. Pour plus d’information à ce sujet, communiquez avec nous. Vous pouvez aussi couvrir les endroits souillés avec un plastique épais. Cela peut avoir pour effet de décourager le chat d’éliminer à cet endroit.

S’il s’agit d’élimination inopportune reliée au phénomène d’aversion, vous devez faire un entretien impeccable du bac: retirez les selles du bac au fur et à mesure. Si vous choisissez la litière agglomérante, en plus d’enlever les selles, vous devez retirer les boulettes d’urine agglomérée quotidiennement et changer la litière une fois par semaine. Lorsque vous nettoyez le bac, n’oubliez pas de ne pas utiliser de nettoyants à base d’ammoniac ou d’eau de Javel.

Il est important de procurer au chat souffrant d’élimination inopportune une bonne variété de bacs et litières. Offrez des modèles variés et de taille différente.

Une autre bonne idée est de placer des bacs aux endroits choisis par le chat. Vous pourrez ensuite, déplacer ces bacs dans un endroit plus convenable. Déplacez-les de façon très graduelle.

Dans une famille où vivent plusieurs chats, il est aussi important d’identifier le coupable: s’il le faut, vous devrez isoler les chats à tour de rôle dans une pièce. Par ailleurs, souvenez-vous que vous devriez avoir au moins un bac à litière par chat vivant sous un même toit plus un, jusqu’à concurrence de cinq. Donc, dans une famille où vivent quatre chats, on devrait retrouver cinq bacs à litière propres!

Pour régler l’élimination inopportune reliée au marquage des chats intacts, la stérilisation est efficace chez 90% des mâles et 95% des femelles!

Pour ce qui est du marquage chez les chats et chattes stérilisés, des tentatives devraient être faites pour limiter la capacité des chats intérieurs à visualiser les chats de l’extérieur et à se débarrasser de ces chats si possible. Vous devez bloquer l’accès visuel par les fenêtres et les portes. Vous pouvez aussi enfermer le chat dans une pièce où il ne peut pas voir les chats extérieurs. Dans certains cas, les détecteurs de mouvement ou des clôtures peuvent garder certains chats extérieurs hors de la cour et loin des fenêtres.

Une consultation en comportement avec un vétérinaire est toujours indiquée. Parfois, certains médicaments peuvent être prescrits afin de corriger le problème lorsque les modifications à l’environnement ou la stérilisation n’ont pas été efficaces. Parlez-en aux vétérinaires de la Clinique vétérinaire Lachine.

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.
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Les parasites intestinaux

À l’été, les vers intestinaux que l’on rencontre le plus fréquemment chez les chiens sont les ascaris (Toxocara), les ankylostomes (Ancylostoma), trichures (Trichuris) et ténia (Taenia, Dipylidium). Ces vers ont tendance à se retrouver dans les selles qui ne sont pas ramassées et restent dormants dans l’herbe, permettant aux œufs de se développer. Les signes cliniques les plus courants sont des selles molles, de la diarrhée et des vomissements. Dans certains cas, les vers peuvent être vus à l’œil nu. Dans les cas plus graves présentant de grandes infestations, les vers peuvent former une embolie et provoquer un blocage intestinal. Cependant, il est possible que votre chien ne présente aucun signe clinique et excrète quand même des œufs de parasites.dog-410948_960_720

Les vers intestinaux les plus courants pour les chats sont les ascaris (Toxocara) et le ténia (Taenia, Dipylidium). Les chats qui sont les plus susceptibles d’être affectés sont ceux qui vont à l’extérieur et qui aiment bien la chasse (souris, oiseaux, écureuils, etc.). Cependant, tous les chats qui vont à l’extérieur, même pour une courte période de temps, peuvent être exposés à ces vers. Les signes cliniques les plus courants sont des selles molles, de la diarrhée, parfois des vomissements. Dans certains cas, les vers peuvent être également vus à l’œil nu. Le ténia peut parfois être vu autour de l’anus, il ressemble à de petits grains de riz.

Les vétérinaires de la Clinique Vétérinaire Lachine recommandent une prévention mensuelle pour les vers intestinaux pour tous les animaux allant à l’extérieur, minimalement d’avril à novembre. Cette prévention se présente sous forme de comprimé, ou sous forme liquide à appliquer sur la peau. Dans certains cas, deux médications préventives doivent être combinées. Malheureusement, le médicament universel qui élimine tous les parasites n’existe pas. C’est pourquoi il est recommandé de tester les selles de votre animal régulièrement. Quatre fois la première année de vie, puis deux fois par an par la suite.

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

Les puces

Parlons puces ! Tous les animaux qui vont à l’extérieur devraient recevoir mensuellement une médication préventive contre les puces (un médicament peut même être administré tous les 3 mois !). Nos animaux attrapent les puces en fréquentant des lieux qui sont contaminés par les œufs de puces : votre cour, sous votre balcon. Bref, tout lieu où un chat errant, une mouffette ou un raton laveur peut aller ou entrer. En plus d’être une nuisance importante, les puces peuvent transmettre à vos animaux de compagnie, surtout pour les chats, l’infâme ténia… beurk ! Les puces peuvent également transmettre un parasite sanguin chez les chats appelés Haemofelis mycoplasma, ce qui provoque une léthargie et une anémie sévère.friends-1149841_960_720

Les puces se reproduisent assez rapidement, et ils préfèrent se nourrir de sang animal. Cependant, vous êtes à risque d’être mordu si votre animal est infesté. Les œufs de puces se développent dans des endroits chauds et sombres, comme des tapis ou encore des fissures dans le plancher. Lorsqu’ils se transforment en adultes, ils sautent sur votre animal, se nourrissent, puis reproduisent. Après la ponte, les œufs retombent sur le sol et le cycle recommence. La meilleure façon de se débarrasser des puces est de traiter votre animal une fois par mois pendant 6 mois. De nombreuses médications sont offertes. Une fois votre animal traité, les puces commencent à mourir et tombent. Les traitements répétés sont nécessaires afin d’éliminer toutes les puces et les œufs immatures. Il existe un mythe qui suggère de restreindre votre animal à une chambre dans la maison afin de contenir les puces. Ce n’est pas une bonne idée. Il est plus efficace de laisser votre animal se promener librement, de cette façon les puces (qui sont très bonnes pour jouer à la cachette !) vont sauter sur lui et puis mourir. Si vous limitez l’environnement de votre animal de compagnie, les puces qui se cachent dans d’autres pièces de la maison ne trouveront aucun animal sur lequel sauter et se tourneront alors vers vous !

Si votre maison est infestée de puces, en plus de traiter TOUS vos animaux de compagnie (si un animal est infesté de puces, alors tous vos animaux de compagnie sont considérés comme infestés), votre maison doit être nettoyée à fond également. Il est important de passer l’aspirateur dans toute la maison et laver tout ce qui a été en contact avec.

Les morsures de puces sur les humains ont tendance à apparaître plus souvent aux endroits où nous touchons nos animaux, et aussi sur les jambes et les pieds (les puces ne peuvent pas sauter très haut). Un bon truc pour voir s’il y a des puces dans votre maison est de se promener avec des chaussettes blanches. Les puces peuvent parfois être vues sur vos chaussettes !

Pour vérifier si votre animal a des puces, simplement séparez les poils pour examiner la peau de votre compagnon. L’endroit préféré pour les puces est le bas du dos, près de la queue. Mais elles peuvent être vues sur tout le corps. Une puce adulte est difficile à attraper, mais très souvent, nous pouvons voir les excréments de la puce (déchets de puces), qui ressemble à de petits points noirs en forme de virgule. Vous pouvez frotter la fourrure de votre animal au-dessus d’une feuille de papier blanc et vous pourrez voir la chute de saletés. Il suffit alors d’appliquer quelques gouttes d’eau sur la saleté et de la frotter sur le papier. Si vous remarquez une traînée rouge, cela confirme qu’il s’agit bel et bien de déchets de puces.

La prévention est toujours la clé. Les vétérinaires de la Clinique Vétérinaire Lachine recommandent une prévention mensuelle contre les puces. Ceci peut être combiné avec une prévention pour les tiques, les vers du cœur et les parasites intestinaux. La prévention est recommandée pour tous les chiens et les chats qui vont à l’extérieur, tout au long du printemps, de l’été et l’automne. Soit du mois d’avril à novembre environ. Faites attention ! Certains produits topiques contre les puces et les tiques contiennent de la perméthrine, sont très toxiques pour les chats et ne devraient pas être utilisés dans une maison où les chiens et les chats cohabitent.

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

INFORMATION SUR LES VACCINS FÉLINS

Les vétérinaires de la Clinique vétérinaire Lachine démystifient les vaccins félins.

Le vaccin de base (RCP) : protège contre la rhinotrachéite, le calicivirus et la panleucopénie.

Ces virus sont dangereux pour votre animal et sont hautement contagieux entre chats. Sachez qu’un chat d’intérieur est aussi susceptible d’attraper ces maladies, car ces virus survivent sur les objets inanimés et, sans vous en rendre compte, vous pouvez mettre votre chat en contact avec ceux-ci.

Voici les principaux symptômes de ces maladies :

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Le vaccin contre la rage : protège contre ce virus pouvant être transmis par la salive (morsure) de certains animaux de la faune, tels que le raton laveur, la moufette, le renard et la chauve-souris. La rage peut aussi être transmise à l’humain.

Les symptômes chez l’animal peuvent se traduire de deux façons : furieuse (majorité des cas félins) ou paralytique.

On peut se baser sur le principe des trois « B » pour reconnaître un animal rabique : boite, bave, bizarre.

– Le virus vise le système nerveux central. On note donc souvent une boiterie au niveau du membre mordu, puis une ataxie (démarche anormale) plus générale.

– Particulièrement dans sa forme paralytique, le virus cause une paralysie du larynx, causant une salivation marquée.

– Peu importe sa forme, le virus de la rage cause un changement de comportement chez l’animal. Il est important de se méfier des animaux agressifs, mais aussi de ceux anormalement gentils ou calmes.

Le vaccin contre la leucémie (FeLV) : protège contre le virus qui se transmet par la salive lors de toilettages mutuels, léchage et partage des bols de nourriture et d’eau.

Ce vaccin s’adresse particulièrement aux chats allant à l’extérieur ou pouvant être en contact avec d’autres chats infectés, comme des chats errants.cat-1184931_960_720

Les chats infectés sont souvent asymptomatiques, ils ne présentent donc aucun signe de la maladie. Quelques symptômes non spécifiques peuvent parfois être notés, comme une perte de poids, de la diarrhée, des sécrétions oculaires ou nasales, de la faiblesse générale, de la léthargie et une perte d’appétit.

Le virus de l’immunodéficience féline (FIV) : se transmet par la salive lors de morsures.

Il n’y a pas de symptômes particuliers associés à la maladie autre qu’une faiblesse du système immunitaire pouvant entraîner diverses infections.

Malheureusement, l’efficacité du vaccin disponible contre ce virus est controversée et les vétérinaires de la Clinique Vétérinaire Lachine ne recommandent pas ce vaccin.

Possibles réactions vaccinales : après que votre chat ait reçu ses vaccins, il est possible, et normal, qu’il soit un peu amorphe et qu’il ait de la douleur au site d’injection.

Cependant, certains symptômes sont anormaux et suggèrent une réaction allergique.

Surveillez les signes suivants :

  • Urticaire (réaction au niveau de la peau) ;
  • Vomissements ;
  • Diarrhée ;
  • Perte d’appétit ;
  • Enflure au niveau du visage ;
  • Tremblements.

Si vous notez un ou plusieurs de ces signes, téléphonez-nous rapidement.

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

Le réveil de la nature…et des parasites (Mise à jour)

Il n'y a pas que le réveil des fleurs au printemps ... les parasites aussi.

Il n’y a pas que le réveil des fleurs au printemps … les parasites aussi.

Croyez-le ou non, mais le printemps arrive cette semaine ! Nous sommes tous d’accord pour dire : ENFIN ! Malheureusement, lors du réveil de la nature, tout se réveille. Nos animaux de compagnies bénéficient d’un temps d’arrêt pendant l’hiver. Pas de puces, pas de tiques, pas de vers du coeur, moins de parasites intestinaux. Le fait de mettre la nature au neutre pendant quatre mois a du bon. Maintenant que le beau temps est à nos portes, c’est une autre paire de manches.

Votre animal va-t-il à l’extérieur ?

Un organisme américain de renom, le Companion Animal Parasite Council (CAPC), a émis une liste de recommandations visant à promouvoir le contrôle optimal des parasites internes et externes, qui mettent en danger la santé des gens et des animaux de compagnie. En effet, certains parasites pouvant affecter nos animaux peuvent aussi toucher les bipèdes que nous sommes. Si votre animal est exclusivement un animal d’intérieur et qu’il a été déclaré libre de tous parasites par votre vétérinaire, vous ne devriez pas vous inquiéter outre mesure des parasites. Mais s’il va dehors, ne serait-ce que quelques minutes et exclusivement dans votre cour, cette chronique vous concerne pleinement.

Parasites intestinaux

Pour ce qui est de la prévention des parasites intestinaux, CAPC recommande de traiter de façon préventive mensuellement et à l’année, nos animaux de compagnie. Il est clair qu’au Québec, en hiver, la présence de puces et de ver du coeur est presque nulle. Cependant, étant donné que malheureusement ce ne sont pas tous les propriétaires de chiens qui ramassent les selles de leurs chiens, il est toujours possible que votre chien (principalement) se contamine. Par ailleurs, si votre chat va à l’extérieur et continue de chasser même l’hiver, il est à risque de se contaminer à l’année.

Étant donné que le médicament universel qui éliminerait tous les parasites n’existe pas, CAPC recommande aussi de faire analyser les selles de votre animal régulièrement. Quatre fois la première année de vie, puis une à deux fois par année les années subséquentes.

Ver du cœur

Les trois régions endémiques pour cette maladie au Canada sont le Manitoba, le sud de l’Ontario et le sud du Québec. Bien que l’incidence de la maladie ne soit pas dramatique, une étude récente du Dr Slocombe de l’Université de Guelph a démontré qu’elle avait doublé depuis 2002.

Durant la belle saison, les moustiques peuvent transmettre aux chiens et aux chats les larves du ver du cœur. Cette maladie, la dirofilariose cardio-vasculaire, peut avoir de très graves conséquences pour la santé de votre animal favori. La meilleure façon de faire face à cette maladie est encore la prévention.

Bien que la maladie ne soit pas toujours mortelle, son traitement est très couteux et des risques d’effets secondaires majeurs sont possibles. Vaut mieux que nos chiens, chats et furets en soient exempts.

Après avoir effectué un test sanguin, les vétérinaires prescriront à votre animal un médicament préventif adapté à ses besoins, qui le gardera à l’abri de la dirofilariose. Il existe une variété de produits offerts sur le marché. Certains de ces produits ont le mérite de prévenir les parasites intestinaux les plus communs, le ver du coeur et les puces. Trois en un. On ne pourrait imaginer mieux.

Tiques

La tique responsable de la transmission de la maladie de Lyme (et d’autres maladies) est maintenant présente au Québec et de plus en plus de chiens et de chats sont admis en consultation à cause des tiques.

La tique se nourrit du sang de ses victimes (mammifères, oiseaux, reptiles…). La tique pique sa victime et y reste accrochée longtemps. Particulièrement les femelles qui ont besoin de beaucoup de sang pour pouvoir pondre jusqu’à 3,000 oeufs. Les parties buccales qui sont insérées dans la peau de la victime y retiennent fermement l’acarien, qui ne risque pas de tomber facilement.

Il existe maintenant des nouveaux comprimés sécuritaires qui préviennent les infestations de tiques et de puces chez les chiens. Si jamais vous vivez dans un environnement où les tiques sont présentes nous vous recommandons fortement de les administrer à votre chien pendant la saison des tiques, c’est à dire de juin jusqu’à la fin novembre. Mais soyez prudents! Des produits à base de perméthrine (appliqués sur  la peau), qui sont toujours en vente, sont très toxiques pour les chats et ne devraient pas être utilisés chez ces animaux ou dans une maison où chiens et chats cohabitent. Ce n’est pas le cas pour les nouveaux produits anti-tiques et puces oraux.

La maladie de Lyme étant en pleine progression au Québec, les vétérinaires de la Clinique Vétérinaire Lachine vous recommandent de faire faire un test de dépistage à votre chien pour cette maladie. Cela peut être fait lors du test de dépistage du ver du cœur.

Puces

Ce qui nous amène à vous parler des puces. Tous les animaux qui vont à l’extérieur devraient recevoir mensuellement, un médicament visant à prévenir les infestations de puces. Nos animaux attrapent des puces en fréquentant des endroits qui sont contaminés par des oeufs de puces. Votre cour, sous votre balcon… Bref, n’importe quel endroit où pourrait aller un chat errant, une moufette ou un raton laveur, peut être contaminé par des oeufs de puces. En plus d’être une nuisance majeure, les puces peuvent transmettre à vos animaux, principalement aux chats, le fameux ver solitaire…

En conclusion, les vétérinaires de la clinique vétérinaire Lachine recommandent de traiter vos  chiens de façon préventive contre le ver du coeur, les parasites intestinaux et les puces et les tiques vos chiens et vos chats d’extérieur contre le ver du coeur, les puces, et les parasites intestinaux au moins une fois par mois du mois de juin au mois de novembre inclusivement.

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

Le retour des tiques (Mise à jour)

Maintenant que le beau temps est réapparu, enfin presque… les désagréments de l’été sont aussi de retour.

Aujourd’hui, nous voulons vous parler d’un acarien, la tique. À la fin des années 70, ces bestioles étaient pratiquement inexistantes au Québec. Lorsque les parasitologues nous en parlaient lors des cours, c’était principalement pour nous avertir qu’elles existaient bel et bien, particulièrement au sud de nos frontières et sur la côte ouest. Les choses ont bien changé. On sait maintenant que la tique responsable de la transmission de la maladie de Lyme peut maintenant compléter son cycle de reproduction au Québec et de plus en plus de chiens sont admis en consultation à cause des tiques.

Tique trouvée sur un de nos patients.

Tique trouvée sur un de nos patients.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, la tique qui se nourrit du sang de ses victimes (mammifères, oiseaux, reptiles…) ne le fait pas comme le maringouin. Le moustique pique sa victime, se gorge de sang et s’en va une fois le repas complété. La tique elle, pique sa victime et y reste accroché longtemps. Particulièrement les femelles qui ont besoin de beaucoup de sang pour pouvoir pondre jusqu’à 3,000 oeufs. Les parties buccales qui sont insérées dans la peau de la victime y retiennent fermement l’acarien, qui ne risque pas de tomber facilement.

Alors la question à 100,000 $. Que doit-on faire lorsque l’on trouve une tique sur notre animal?

Il est maintenant prouvé que le retrait rapide de la tique est probablement la meilleure façon de prévenir la transmission de maladies. Mais il ne faut pas le faire n’importe comment. Plusieurs outils sont offerts pour effectuer le retrait de la tique. Quel que soit celui utilisé, il est important de saisir la tique le plus près possible de la peau. Par la suite, tirez vers le haut avec une pression ferme, mais constante (pas de secousse!). Une fois enlevée, il faut bien nettoyer la plaie avec un savon désinfectant. La chlorhexidine est un bon choix. Conservez la tique dans un contenant sec aux fins d’identification.

Évitez de tirer brusquement, d’écraser la tique ou d’utiliser vos doigts pour l’enlever. Si vous utilisez une pince, elle doit être assez fine pour saisir les parties buccales sans écraser la tique. Si les pièces buccales restent coincées dans la peau, une infection peut se produire.

En cas de doute, donnez un coup de fil à votre vétérinaire.

Il existe maintenant des nouveaux comprimés sécuritaires qui préviennent les infestations de tiques et de puces chez les chiens. Si jamais vous vivez dans un environnement où les tiques sont présentes nous vous recommandons fortement de les administrer à votre chien pendant la saison des tiques, c’est à dire de juin jusqu’à la fin novembre. Mais soyez prudents! Des produits à base de perméthrine (appliqués sur  la peau), qui sont toujours en vente, sont très toxiques pour les chats et ne devraient pas être utilisés chez ces animaux ou dans une maison où chiens et chats cohabitent. Ce n’est pas le cas pour les nouveaux produits anti-tiques et puces oraux.

La maladie de Lyme étant en pleine progression au Québec, les vétérinaires de la Clinique Vétérinaire Lachine vous recommandent de faire faire un test de dépistage à votre chien pour cette maladie. Cela peut être fait lors du test de dépistage du ver du cœur.

 En conclusion, les vétérinaires de la clinique vétérinaire Lachine recommandent de traiter vos chiens de façon préventive contre le ver du cœur, les parasites intestinaux, les puces et les tiques, et vos chats d’extérieur contre le ver du cœur , les parasites intestinaux et les puces, au moins une fois par mois du mois de juin au mois de novembre inclusivement.

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

 

Récompenser ou punir? Les vétérinaires de Lachine vous expliquent

L’éducation selon les vétérinaires de Lachine.

Nous sommes toujours surpris qu’en 2014, encore beaucoup de propriétaires d’animaux de compagnie punissent rapidement leurs animaux, et hésitent à les récompenser.

 Il est même prouvé que lors de l’entraînement d’un chien, d’un chat ou d’un oiseau, les récompenses sont beaucoup plus efficaces que les punitions.

Il est même prouvé que lors de l’entraînement d’un chien, d’un chat ou d’un oiseau, les récompenses sont beaucoup plus efficaces que les punitions.

Comme si le fait de les récompenser était pour « gâter » l’animal, un peu comme on gâte un enfant… Il n’en est rien! Il est même prouvé que lors de l’entraînement d’un chien, d’un chat ou d’un oiseau, les récompenses sont beaucoup plus efficaces que les punitions. Il est vrai que plusieurs s’interrogent sur le type de récompense à donner : caresses ou friandises, mais tous s’accordent pour dire qu’il ne faut pas hésiter à récompenser son animal.

Les vétérinaires de Lachine vous posent la question suivante : lors de l’apprentissage, est-il possible de bien punir son animal? Si jamais vous n’êtes pas certain de bien punir, il est mieux de ne pas le faire, et de se contenter de récompenser les comportements positifs.

La synchronisation est aussi primordiale pour la récompense que pour la punition. Voici un exemple. Supposons que vous avez un nouveau chiot et que vous l’entraînez à la propreté. Vous sortez avec lui à l’extérieur, vous lui dites de faire ses besoins et par pur hasard il s’exécute. C’est à ce moment-là qu’il doit être récompensé : bon chien, une caresse ou une friandise, ou encore mieux les trois! L’animal doit associer le fait de faire ses besoins, ou tout autre comportement désiré, avec le renforcement positif de la récompense. Par contre si votre chiot a fait un petit besoin dans la maison et que vous ne l’avez pas pris sur le fait, ignorez l’incident tout simplement. Pour avoir du succès, il doit être surpris, et non terrorisé, sur le fait. L’intensité doit être adéquate sans exagération. Les vétérinaires de Lachine remarquent que très peu de gens utilisent la correction de façon appropriée. Toute punition doit être effectuée uniquement si l’on peut surprendre l’animal sur le fait au début du comportement (premières 30 secondes du début de la séquence du comportement). On doit faire un bruit qui va le surprendre et l’interrompre. Toute punition effectuée plus tard, enseigne à l’animal à se cacher pour effectuer le comportement en question. Le bruit doit interrompre le comportement sans le terrifier, ce qui pourrait le rendre craintif. Lorsque c’est possible, faites un bruit qui va le surprendre sans qu’il sache d’où il vient.

Si vous ne pouvez surprendre l’animal chaque fois qu’il commet son comportement indésirable, la punition ne fonctionnera pas. Les vétérinaires de Lachine vont vous donner un autre exemple pour illustrer leur propos. On nous a déjà collé des contraventions pour excès de vitesse. Donc, on nous a punis pour avoir eu un comportement déviant. Cependant, nous devons avouer bien honteusement qu’il nous arrive encore de dépasser la vitesse limite permise quand nous conduisons. Pourquoi? Tout simplement parce que nous ne nous faisons pas épingler à chaque fois. Si nous étions punis toutes les fois où nous dépassions la limite de vitesse permise, il est fort à parier que nous conduirions beaucoup plus prudemment… Alors, lors de l’entraînement de vos animaux de compagnie, utilisez principalement le renforcement positif : récompensez les comportements désirés et ignorez les comportements indésirables.

En passant, lors de l’entraînement, les vétérinaires de Lachine vous expliquent qu’il existe une technique toute simple pour utiliser les récompenses avec succès et pour ne pas en devenir esclave. C’est d’ailleurs le principal argument des gens qui sont contre les récompenses. La règle d’or est qu’en début d’apprentissage, on donne une récompense (ça peut être une caresse, mais nous préférons une petite friandise santé qui est particulièrement aimée par l’animal) chaque fois que l’animal fait le comportement désiré. Assis reste, etc. Une fois que l’animal a bien compris le commandement, on commence à donner les récompenses de façon aléatoire (une fois sur deux, deux fois sur 3, une fois sur quatre…) puis à la longue, on cesse de donner la récompense.

Vous voyez, c’est simple. Mais si vous avez besoin de plus de conseils, n’hésitez pas à en jaser avec les vétérinaires de Lachine! Alors propriétaires d’animaux de compagnie : punissez peu et récompensez bien!

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.