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UTILISATION DU CANNABIS CHEZ LES ANIMAUX DE COMPAGNIE ET LES EFFETS NOCIFS DE LA FUMÉE SECONDAIRE CHEZ LES ANIMAUX.

À moins de vivre sur une autre planète, tout le monde le sait que la consommation de cannabis à des fins récréatives, est légale au Canada et plusieurs se réjouissent de la possibilité d’utiliser cette drogue à des fins thérapeutiques chez leurs animaux.

Une mise au point s’impose. C’est ce que la Clinique Vétérinaire Lachine et son équipe médicale composées de médecins vétérinaires, de techniciennes en santé animale, de réceptionniste et de personnel de soutien, désirent faire aujourd’hui.6891F3A9-7C01-40FD-8F60-BD0D369C3B8C

DES MÉDICAMENTS VÉTÉRINAIRES À BASE DE CANNABIS AU CANADA?

Bien que des préparations fassent l’objet de demande d’homologation auprès de la Direction des médicaments vétérinaires (DMV) de Santé Canada, aucun médicament vétérinaire à base de cannabis, quel que soit le principe actif (THC ou CBD), n’est actuellement approuvé pour utilisation thérapeutique vétérinaire au Canada.

Voici le résumé du processus habituel d’homologation de médicaments vétérinaires :

– Armé de résultats de recherche fondamentale et clinique une compagnie fait une demande d’homologation auprès des autorités de la Direction des médicaments vétérinaires de Santé Canada.
– Si les autorités de Direction des médicaments vétérinaires déterminent que les documents produits par la pharmaceutique sont adéquats. S’en suivent une homologation officielle et l’attribution d’un DIN (numéro d’identification de drogue).
– Commercialisation.

 

L’UTILISATION DE MÉDICAMENTS NON HOMOLOGUÉS CHEZ LES ANIMAUX DE COMPAGNIE

Dans certaines situations, les vétérinaires ont le droit de prescrire un médicament hors homologation.

Cependant les ordres professionnels provinciaux, stipulent clairement que les propriétaires doivent être informés que le médicament n’est pas homologué pour cette espèce et que son utilisation se base sur les données scientifiques actuelles.

La clinique vétérinaire Lachine est un bon exemple d’une telle situation :

Aucun médicament homologué n’existe pour une grande partie de nos patients : c’est-à-dire les animaux exotiques et les oiseaux.

Or la littérature scientifique regorge d’articles concernant l’utilisation de médicament chez ces espèces et qui justifient une utilisation sécuritaire chez ces animaux. Nous en informons donc nos clients.

L’UTILISATION DE MÉDICAMENTS À BASE DE CANNABIS NON HOMOLOGUÉS CHEZ LES ANIMAUX DE COMPAGNIE

À ce jour, il y a peu d’articles scientifiques qui justifient l’utilisation du cannabis chez les animaux.

Ce n’est donc pas de la mauvaise volonté de la part des vétérinaires de la Clinique Vétérinaire Lachine (et les autres) si nous ne prescrivons pas de cannabis à des fins thérapeutiques.

Nous ne connaissons pas les doses thérapeutiques, le type d’agent actif qui doit être utilisé, sa forme, sa biodisponibilité, le rapport THC/cannabidiol efficace chez les différentes espèces animales.

PRINCIPE DE PRÉCAUTION

D’ici à ce que la science confirme son efficacité et son innocuité chez les animaux, les vétérinaires devraient s’abstenir de prescrire ce type de médicament, d’autant plus qu’en lieu et place du cannabis et de ses dérivés, des médicaments homologués ou dont l’usage vétérinaire est reconnu par la science sont déjà offerts aux vétérinaires et aux propriétaires d’animaux de compagnie.

Si vous consommez du cannabis, quelle que soit sa forme, demeurez très prudents et assurez-vous de le conserver hors d’atteinte de vos animaux de compagnie. Avant même sa légalisation, le cannabis constituait déjà, en 2017, la troisième cause d’intoxication chez les chiens au Québec.

Les produits de consommation, tels que les brownies et les muffins, sont particulièrement attirants pour les animaux de compagnie et représentent un réel danger d’intoxication notamment lorsqu’ils contiennent du beurre de cannabis riche en THC.

Encore une fois, restez vigilants et gardez ces appétissants produits hors de portée de vos animaux, qu’ils renferment ou non du cannabis. Il en va de leur santé et de leur sécurité. Vaut mieux prévenir que guérir.

Si vous soupçonnez votre animal d’avoir ingéré du cannabis ou une substance en contenant et désirez en savoir plus sur les symptômes d’intoxication et les démarches à suivre, n’hésitez jamais à consulter votre médecin vétérinaire.

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique (514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.
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Assurances santé pour les chiens et les chats

Saviez-vous qu’il existe des assurances maladie pour les chiens et les chats?

À l’instar de notre carte soleil, il existe des assurances maladie pour animaux de compagnie. Malheureusement au Canada, seuls les chiens et les chats peuvent en bénéficier. Il existe une compagnie qui assure les animaux exotiques et les oiseaux, mais elle ne le fait que pour les animaux « américains ». Dommage, car les animaux exotiques (lapins, furets, cochon d’Inde, reptiles…) et les oiseaux auraient bien besoin de ce type de couverture.

Ces compagnies offrent des régimes qui couvrent également les soins préventifs.

Ces compagnies offrent des régimes qui couvrent également les soins préventifs.

Évidemment, si vous êtes capable de mettre un certain montant d’argent tous les mois (qui varie selon la compagnie et le type de régime choisi), dans un compte d’épargne, et que vous êtes certain que vous n’irez jamais piger dans cette cagnotte le premier pépin venu, vous n’avez pas besoin d’une telle assurance. Quoi que… Si vous êtes malchanceux et que votre animal tombe gravement malade avant que vous ayez réussi à accumuler suffisamment d’argent pour régler la facture au complet, alors là vous risquez de mettre vos finances en péril.

Plusieurs compagnies offrent ce type d’assurances pour les chiens et les chats. Par exemple, Petsecure® est très populaire et jouit d’une bonne réputation, mais il en existe d’autres.

Ces compagnies offrent des régimes qui couvrent également les soins préventifs, comme l’examen annuel, les vaccins, analyses d’urine, analyses de selles, tests de dépistage du ver du cœur, traitements antiparasitaires (ver du cœur, puces, parasites intestinaux) et même une analyse sanguine. À tout cela peut s’ajouter certaines indemnités intéressantes.

Si vous avez à cœur la santé de votre animal et que vous voulez avoir l’âme en paix, vous devriez souscrire à une telle assurance. Voici deux points importants à considérer si vous n’êtes pas convaincus. Les tarifs vétérinaires au Québec ont connu des ajustements au cours des dernières années et bien qu’ils soient encore les plus bas au Canada, ils se rapprochent maintenant de ceux des autres provinces canadiennes. De plus, la gamme des services offerts par vos vétérinaires a grandement évolué au cours des dernières années. Résonnance magnétique, tomodensitométrie (Scan), échographie, radiothérapie, etc. Ces outils et techniques peuvent sauver des vies, mais sont parfois onéreux. Les assurances maladie couvrent ces soins.

Chaque compagnie propose des régimes qui se ressemblent sur certains points et diffèrent sur d’autres. Nous vous suggérons de faire des demandes d’estimations à plusieurs compagnies. Une bonne idée est d’en parler à votre vétérinaire.

L’adhésion à une telle assurance offre le réconfort de savoir qu’en cas de maladie, votre animal pourra bénéficier des meilleurs soins dont il a besoin, sans compromis.

 

Les animaux à Noël : ce n’est pas un cadeau!

Il n’y a aucun doute, l’hiver est à nos portes et Noël approche à grands pas. Plusieurs d’entre vous seront tentés d’acheter un animal de compagnie pour Noël. Nous sommes désolés de vous décevoir, mais ce n’est pas une bonne idée. Pendant les semaines qui suivent la période des fêtes, les refuges pour animaux subissent un achalandage anormal. Beaucoup de ces animaux abandonnés ne seront jamais adoptés de nouveau et finiront par être euthanasiés.

Voici quelques raisons pour ne pas acheter d’animaux à Noël.

La période de Noël n’est pas propice à l’adoption d’un nouvelgastoncanne animal. À cette période, il y a beaucoup de va-et-vient, des visites, des soupers familiaux. Bref, pas beaucoup de temps à consacrer à un nouvel animal qui au contraire a besoin de beaucoup d’attention.

Beaucoup de parents font l’acquisition d’un animal en pensant que les enfants vont s’occuper de l’animal. C’est faux! Ils ne vont pas l’ignorer, mais ne comptez pas sur eux pour ramasser les crottes, nettoyer les bacs à litière ou l’aquarium. Lors de l’adoption d’un animal, un adulte vivant sous le même toit doit obligatoirement être responsable du nouvel arrivé.

Nos enfants se lassent rapidement des jouets qu’ils reçoivent à Noël. Mais un animal c’est pour la vie. Une fois adopté, il devient membre de la famille à part entière. On ne peut s’en débarrasser parce qu’il ne fait plus l’affaire. Il n’y a rien de plus charmant qu’un bébé labrador. Quand il a 6 mois et qu’il déborde d’énergie, c’est une autre histoire. Une famille qui adopte un chat doit s’attendre à garder cet animal au moins 15 ans, sinon plus. Nous avons beaucoup de chats de 20 ans à la clinique. Vous savez ce que cela veut dire : beaucoup de ces animaux seront encore à la maison, quand les enfants auront quitté le nid.

À l’inverse d’un objet inanimé qui, une fois acheté ne coûte plus rien, un animal de compagnie représente une dépense récurrente. Pension, toilettage, nourriture, accessoires, permis, soins vétérinaires…

Un animal ne devrait jamais être acheté sur une impulsion. La période de Noël est particulièrement stressante pour les parents. Lorsque nous sommes à court d’idées, il est facile de se rabattre sur un animal. D’autant plus qu’un chiot avec un ruban de Noël autour du cou, c’est craquant! Le problème c’est que peu de gens savent à quoi va ressembler la bête à l’âge adulte, quelle grosseur elle atteindra, quels soins seront nécessaires. Bref pas grand chose. Une belle combinaison qui mène à l’échec.

Que penser des animaux un peu moins traditionnels comme un perroquet? La période de Noël étant propice aux achats impulsifs, souvent, le seul critère retenu lors d’achats d’animaux pendant cette période est la beauté. Alors, on achète un ara ou un gris d’Afrique parce qu’ils sont mignons, sans même connaître tous les soins qu’ils nécessitent.

Si vous tenez à acheter un animal à vos enfants, au lieu de l’animal en chair et en os, offrez-leur un bon livre, un DVD ou un CD-ROM portant sur l’animal en question. De cette façon-là, ils vont pouvoir le découvrir avant même qu’il s’intègre à la cellule familiale. Par la suite, ayez une bonne discussion avec eux. Même si l’on sait très bien que c’est toujours sur les épaules des parents que repose la responsabilité de l’animal familial, il est toujours bon de faire comprendre aux enfants (de toute évidence quand ils sont assez vieux…), qu’ils auront à jouer un rôle important dans la vie du nouveau venu. Tout comme vous, ils doivent savoir à quoi s’en tenir en ce qui a trait à l’entretien, les soins, les repas, l’entraînement à la propreté, etc.

Si après toutes ces recherches, vous ne changez toujours pas d’idée, attendez que la folie de la période des fêtes soit terminée et faites-vous plaisir! Mais considérez donner une deuxième chance a un animal d’un refuge!

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec un membre de l’équipe médicale de la Clinique
(514-634-4190), qui se fera un plaisir de vous assister.

À propos de la clinique : La Clinique Vétérinaire Lachine offre un service personnalisé hors pair aux propriétaires d’animaux de compagnie de Lachine, LaSalle, Dorval et Pointe-Claire, mais aussi de tout l’Ouest-de-l’Île de Montréal (West Island) et de Laval, et ce, depuis 1982.

Le Québec compte plus de 2,5 millions de chats et de chiens, mais des centaines de milliers ne sont pas encore stérilisés!

C’est ce que révèle un récent sondage réalisé pour le compte de l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux (AMVQ), en collaboration avec la Ville de Montréal et le centre de distribution de médicaments vétérinaires CDMV.

Voici les grandes lignes de ce sondage.

Au Québec :

Les chats sont présents dans 32 % des foyers (29 % en 2008).

1,52 million de chats au Québec (ne tient pas compte des chats errants ou vivant temporairement dans les refuges, fourrières et boutiques d’animaux).

Les chiens sont présents dans 24 % des foyers.

On estime à environ 978 000 le nombre de chiens. Si on ajoute à les chiens présents dans les refuges, fourrières, élevages ou commerces, on peut facilement penser que le nombre de chiens au Québec atteint le million d’individus.

On estime que 22 % des chiens âgés de 12 mois et plus, vivant dans un foyer québécois, ne sont pas stérilisés et donc en mesure de se reproduire (189 000 chiens). Si on ajoute les chiens de refuges, de fourrières, de commerces ou d’éleveurs, on arrive facilement à plus de 200 000 individus.

Consultez le site internet :

www.sterilisationanimalequebec.info

En limitant les naissances inutiles de chatons et de chiots, il est possible de diminuer la quantité inacceptable d’animaux abandonnés et trop souvent euthanasiés.